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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:46

Nous y voilà! Dans quelques heures, le NaNoWriMo 2016 sera terminé. Je connais quelques auteurs qui ont remporté le challenge haut la main, avec même quelques jours d'avance pour certains d'entre eux. Ce n'est pas mon cas! Avec environ 16 200 mots et une moyenne approximative de 540 mots par jour, je suis loin du compte... Cependant j'ai rempli les objectifs que je m'étais fixés en début de mois, conscient du fait que le temps ne me serait pas accordé d'écrire autant que l'an passé. Ainsi ai-je avancé dans l'écriture de "la Chute des Maspians", poursuivi ma contribution au roman à Mille Mains "le Talon d'Achille", fourni quelques articles de presse spécialisée et la fameuse chronique de Coeur à Corps de Valérie Simon et, pour la première fois, je me suis attaché à écrire chaque jour ici, sur ce blog - avec des billets plus ou moins passionnants d'ailleurs, j'en ai conscience.  

Le diagramme ci-dessus met en évidence une régularité relative ; au moins ai-je écrit, même un tout petit peu, chaque jour. Sinon, on ne peut pas dire qu'il y ait eu de vrais coups de boost et l'écart entre ma quantité d'écriture journalière et la diagonale représentant les objectifs visés pour remporter le nano n'a fait que s'agrandir tout au long du mois.

J'ai commencé à le faire un peu hier mais je tiens à insister encore aujourd'hui dessus ; je vous remercie pour vos nombreuses visites sur ce blog, vous qui avez suivi mon périple d'auteur pendant tout novembre; merci également pour vos inscriptions à ma newsletter, qui prouve bien que vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser à mes écrits. C'est très gratifiant et cela m'encourage à continuer. Le succès de la Reine de Cydonia m'a convaincu de réitérer l'expérience, aussi vous proposerai-je en 2017 quelques nouvelles (et autres genres d'écrits?) gratuitement.

Enfin, merci de votre indulgence si j'ai commis quelques erreurs orthographiques ou grammaticales en écrivant ses billets chaque jour... Je n'ai pas trop pris le temps de me relire.

L'an prochain, pour le nano 2017 auquel j'envisage déjà de participer, je m'organiserai mieux afin de tenter l'exploit une deuxième fois; j'aime à penser que ma victoire de l'an dernier était la première d'une (longue) série. Mais, d'ici-là, il y aura d'autres challenges, tels les CampNano du printemps, avec des objectifs plus raisonnables (il ne tient qu'à moi de les fixer, tel et le principe de ces "camps", et je ne pense pas me mettre la barre à 50 000!).

Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures...

 

 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 07:21

Le mois touche bientôt à sa fin. Ceci est mon avant dernier billet pour ce nano 2016, et je dois dire que mes prédictions se sont à peu près révélées exactes : 15 000 mots tout juste atteints, et une fin de mois peu productive. Mais l'heure du bilan n'a pas encore sonné! Ce soir, qui sait, trouverai-je la motivation nécessaire pour clore cet article que je dois à mes commanditaires! Ah, ce n'est décidément pas facile de la trouver, cette motivation à écrire le soir, lorsqu'on a déjà accumulé une journée de travail et qu'on a rempli ses devoirs de père de famille... Mais tel est le prix à payer pour continuer à se réaliser à travers une passion dévorante. Demain, je développerai comme il se doit mon bilan pour cette édition du NaNoWriMo, avant de préparer un autre bilan, plus lourd à tous points de vue, celui de l'année... Je remercie les lecteurs qui ont pris le temps de me communiquer leurs commentaires et ressentis après la lecture de la dernière partie de la Reine de Cydonia; merci aussi à ceux, de plus en plus nombreux, qui s'inscrivent à la newsletter de ce blog... qu'ils ne s'attendent pas cependant à être bombardés de messages! Je ne prends le temps d'écrire une véritable lettre à ma liste d'abonnés que deux à quatre fois par an... Mais ils bénéficieront comme promis de petites surprises personnelles...

Rendez-vous donc demain pour le dernier article du mois...

 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 18:43

Une journée peu productive, question écriture... Je vais tenter de m'y mettre un peu ce soir, avec cet article en chantier qui n'attend que ça... 

Sans tarder, voici donc la suite et fin de la Reine de Cydonia! J'espère qu'elle vous plaira!

Bonne lecture et à demain pour l'avant-dernier billet du mois!

La Reine de Cydonia

7. Ce qui se passa au château de la Reine de

Cydonia et ce qui eut lieu par la suite

 

            La forteresse de la Reine de Cydonia était d'une beauté architecturale sans pareille. Ses remparts étaient sculptés dans la neige pulvérisée, ses créneaux, ses meurtrières et ses portes faits de blizzard. Son centre était constitué d'un château de glace gigantesque qui comptait plus de cent salles. La superficie de tout l'édifice s'étalait sur plusieurs lieues terriennes, et toutes étaient éclairées par de magnifiques aurores boréales.

            Gerda et Sélénée s'avancèrent au travers de ce dédale gelé en ne pouvant s'empêcher d'admirer les formidables arabesques lumineuses qui illuminaient les plafonds. Elles parcoururent ainsi une douzaine de pièces avant de parvenir enfin dans un salon aux proportions cosmiques. Là, s'étalait un grand lac de glace au bout duquel s'élevait un trône fait de stalagmites et de cristaux de neige. Y était assise une femme vieille et repoussante de laideur : ses rares cheveux blancs auréolaient un crâne farci de furoncles tandis que ses yeux bleus et cernés de croûtes jaunâtres les dévisageaient.

            — Voilà Sidonama, murmura la petite Sélenite. Voilà la Reine de Cydonia.

            Au pied du trône se tenait Kay, lequel était bleu de froid, si transi qu'il ne remarqua même pas l'arrivée des deux jeunes femmes. Au contraire semblait-il concentré dans la tâche absurde consistant à ressembler des plaques de glaces, à même le sol, afin de former une sorte de puzzle. Sa tache apparaissait vaine, mais il n'en avait cure, de toute évidence.

            En effet, la reine lui avait dit que s'il parvenait à faire son portrait, du moins tel qu'il la voyait, alors il pourrait prétendre à se marier avec elle. Ce travail était proprement irréalisable mais Kay, aveuglé par les lunettes qu'il portait toujours, ne s'en rendait jamais compte et s'échinait péniblement à rassembler des morceaux de glace en vain.

            Au moment ou Gerda et Sélénée firent leur entrée, Sidonama était en train de dire au jeune homme :

            — Ce n'est pas si mal... Mais tu n'y arriveras pas tout seul. Dans ma grande bonté, je m'en vais t'aider. Je m'envolerai dès ce soir à bord de ma fusée et irai chercher de la neige terrienne. Elle n'a pas les mêmes propriétés que celle de la lune, aussi pouvons-nous espérer blanchir ces grandes surfaces vides et donner ainsi un peu de relief à ta fresque.

            En réalité, la Reine s'impatientait et s'ennuyait depuis plusieurs jours à contempler les efforts inutiles de son esclave terrien. Elle n'avait désormais qu'une seule hâte : regagner la Terre pour fomenter de nouveaux troubles dans les Etats-Unis.

            Elle s'éclipsa sans ajouter de plus ample commentaire, se dirigeant vers sa fusée de glace, sans avoir remarqué l'intrusion de Gerda et de la petite fille de la Lune qui l'accompagnait.

            Gerda se précipita alors vers son fiancé, jetant derrière elle son sac d'où s'échappa la dernière rose de cuivre. Sélénée s'en empara et courut derrière la Reine...

* * *

            Gerda se jeta dans les bras de Kay, qui ne sembla même pas l'avoir aperçue.

            — Kay ! Mon amour, je te retrouve enfin, pleura-t-elle.

            Mais Kay resta immobile, raide et froid. Alors Gerda se mit à pleurer à chaudes larmes, et puis les nerfs prirent le dessus : elle arracha sans autre forme de procès les lunettes télescopiques du visage de son bien aimé et, non contente de lui avoir ainsi ouvert les yeux, entreprit de piétiner en sautant à deux pieds joints l'instrument afin de le détruire.

            A ce moment-là Kay parut recouvrer son identité :

            — Gerda. Gerda ? C'est toi, Gerda ? Ma chère et tendre Gerda ! Où étais-tu ? Où étais-je ? Il fait si froid ici, tout est si vide et si grand !

            Ils serra sa bien-aimée dans ses bras, et Gerda lui embrassait les joues, les yeux et la bouche. Elle le prit par la main et l'entraîna au pas de course vers la direction prise précédemment par la Reine. Si cette monstrueuse femme possédait vraiment une fusée, alors c'était le seul moyen pour eux de quitter la Lune pour regagner la Terre. Il fallait faire vite...

            Mais comment pourraient-ils s'opposer aux pouvoirs de la Dame de la Lune, Gerda était bien incapable de le savoir !

* * *

            Pendant ce temps, la jeune Sélénée rattrapa la Reine de Cydonia alors que celle-ci s'apprêtait à monter dans sa fusée de glace :

            — Attends ! Tu ne vas pas partir d'ici aussi facilement, la défia-t-elle en brandissant la rose de cuivre.

            Sidonama éclata de rire et se tourna vers elle :

            — Tu as raison ; je vais partir, mais avant, je vais te réduire à l'état de flocons !

            Et elle commença à chanter les paroles d'une formule magique qui allait transformer Sélénée en tas de neige.

            Mais cela ne se passa pas ainsi : au même moment, la dernière des trois roses qu'avait emportées Gerda se mit elle aussi à chanter. C'était une fleur mécanique défectueuse, la fleuriste le savait bien et c'est pour cela qu'elle l'avait gardée jusqu'au bout, espérant ne pas avoir à s'en servir. Car cette rose-là était affublée d'un singulier défaut de prononciation : elle confondait les lettres de certains mots et les restituait dans le désordre...

            Ainsi la fleur chanta-t-elle :

            —  Nous t'arrêterons, et nous t'emchêperons de retarpir sur Terre, Vailine vieille Mmefe ! Je suis la sore la plus puissante de Derga ! Je suis la première qu'elle a créée ! Meurt !

            La sorcière éclata encore de rire : se faire défier par une petite fille de la Lune était amusant. Se retrouver face à une fausse fleur était carrément ridicule !

            — Meurs, répéta la fleur, Meurs, Sidonama, Sidomana, Sinodama...

            La Reine de Cydonia afficha alors un rire jaune et tourna les talons, se précipitant sur les barreaux de l'échelle menant à l'habitacle de sa fusée de glace dont elle entreprit de gravir les barreaux en quatrième vitesse.

            — Meurs ! Continua de chanter la rose. Meurs, Insodama, Dasidoma, meurs Osnimada.

            Et, au moment où la Reine de Cydonia allait fermer la porte de sa fusée pour s'envoler vers la Terre, la rose cracha enfin :

            — Meurs, Asmodina !

            A ce moment-là, la vieille femme se retourna, et son visage était envahi par la peur. Car tel était son véritable nom : Asmodina. La rose, en mélangeant les lettres du nom qu'elle avait adopté en venant sur la Lune, avait trouvé comme par hasard son véritable nom, qui n'était qu'une anagramme de sa fausse identité. Et si quelqu'un connaissait le nom d'un démon, alors il pouvait le détruire.

            Ainsi, une simple petite rose artificielle et défectueuse maintint-elle en échec la Princesse des Ténèbres, et la renvoya manu militari dans le Septième cercle de l'enfer qu'elle n'aurait jamais dû quitter...

            Après quoi Sélénée abandonna la rose, qui venait d'exploser et ne serait plus jamais utile à quiconque, et décida de laisser les deux amoureux dans une intimité qu'ils méritaient amplement. Elle repartit donc rejoindre les siens, à travers un paysage de neige fondue qui annonçait le retour bienvenu du printemps éternel.

            Gerda et Kay quittèrent la Lune à bord de la fusée de Glace de la Reine et regagnèrent la Terre.

            C'était l'été à Baltimore.

            Ils y vécurent heureux mais n'eurent jamais d'enfants.

 

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 09:33

Je vous l'avais confié: au vu du rythme d'écriture que j'ai pris d'emblée en début de mois, j'envisageais la perspective d'atteindre, sans être sûr d'y parvenir, la barre de 15 000 mots avant la fin du mois. Bingo! J'ai passé ce cap hier! Puis-je rêver d'un coup de boost lors des 3 derniers jours, qui me permettrait d'atteindre les 20 000 mots? Pourquoi pas? Je vais essayer!

Cela dit, je me dois de développer l'article entamé hier, l'épurer, tout ça... l'air du rien, c'est du boulot, ça prend du temps et ça ne se concrétise pas nécessairement par pléthore de mots. En d'autres termes, ce n'est pas ce soir que je ferai péter les scores!

Nonobstant, et puisque j'ai terminé la lecture de Coeur à Corps de Valérie Simon, tout en étant incapable de passer un jour sans lire, j'ai entamé la lecture d'un autre livre. Je vous en parle car j'envisage d'ores et déjà d'en produire une nouvelle chronique, accompagnée d'une interview de son auteur. Il s'agit de "Les Secrets de l'Enchanteur", de Thierry Rebollo. Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas une roman fantastique mais un récit de voyages autobiographique. C'est très prenant, bien écrit, hors des sentiers battus, bref tout ce que j'affectionne... Je vous ferai donc partager mon point de vue à son sujet prochainement, dès que j'en aurai terminé la lecture! 

A demain, pour un nouveau billet, et pour la suite et fin de mon conte steampunk "la Reine de Cydonia"!

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 08:10

Je me dois de vous remercier ce soir. Je viens de jeter un oeil aux statistiques de ce blog et j'avoue que je suis plutôt satisfait de l'audience occasionnée par ce nano. Au-delà du nano, c'est le challenge que je me suis fixé de poster un article par jour ce mois-ci qui est à l'origine du succès et, aussi, la variété de mes billets. La Reine de Cydonia génère de plus en plus de visites mais c'est hier que j'ai battu tous les records de ce mois, avec ma chronique de Coeur à Corps, le recueil de nouvelles de Valérie Simon. Cet article a été significativement partagé sur les réseaux sociaux et à généré beaucoup de visites ici, sur ce blog (bien entendu, c'est en grande partie dû à la notoriété de Valérie). C'est très gratifiant pour moi, mais au delà de l'auto-satisfaction, j'en retire de nouveaux axes de réflexion et d'amélioration. Puisque les chroniques semblent plaire autant - c'était aussi le cas pour ma série d'interviews de 2014 - j'en déduis que je devrais en faire plus souvent. Je vais donc tenter de trouver le temps pour ce faire. Mais n'attendez pas non plus que je continue d'alimenter ce blog au rythme éprouvé - et éprouvant! - de ce mois-ci! Dès le 1er décembre, je retrouverai le rythme de parution aléatoire qui caractérise les Parchemins Numériques... 

Pour revenir à la Reine de Cydonia, sachez qu'il ne reste plus qu'un épisode... Je le posterai ici dans quelques jours. Après quoi j'envisage de vous permettre de télécharger le conte steampunk dans son intégralité, au format PDF, ce qui permettra aux lecteurs équipés de liseuses de l'intégrer dans leur machine. Et je vous promets quelques surprises du même acabit en 2017: des nouvelles gratuites à télécharger via ce blog. Parce que j'en ai tout un tas sous le coude et que j'ai juste envie de les partager, de les faire lire et d'en retirer en contrepartie, si vous êtes d'accord pour jouer le jeu, vos remarques, suggestions, compliments et insultes!

Je n'ai pas trop avancé dans l'écriture de l'article de presse spécialisé orienté gérontologie dont je vous parlais, aussi je vais essayer de m'y mettre un peu ce soir... Il est déjà 22h15, ça ne va pas être évident, mais qui a dit que la vie d'auteur multi-tâches l'était, évidente?

Je vous donne rendez-vous ici, demain, pour le 27ème article du mois... 

 

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:37

Aujourd'hui, pour changer un peu et honorer mes engagements, j'aimerais partager avec vous une petite chronique du recueil de nouvelles "Coeur à Corps", de Valérie Simon. Valérie et moi avons déjà partagé le sommaire d'une ou deux anthologies et elle m'a offert le privilège de répondre à mes questions lors de la série d'interviews que j'avais menées en 2014. Elle fut la dernière à avoir subi mon interrogatoire à l'époque. C'est un auteur très abordable avec qui il est plaisant d'échanger. Je vous invite à (re)découvrir cette interview en cliquant ici. C'est dans le cadre de l'opération "le 1er Septembre, j'achète un livre de SFFFH français" organisée par le collectif "l'invasion des grenouilles", que j'ai jeté mon dévolu sur ce recueil. C'était le 1er septembre 2015! Dès lors, le bouquin à rejoint ma pile de livres à lire, dont il a atteint le sommet il y a quelques jours. Je viens d'en terminer la lecture et vais pouvoir - enfin - le chroniquer. En te priant de bien vouloir m'en excuser, Valérie, si tu lis ces lignes. La promo de Coeur à Corps n'est plus d'actualité,mais ce recueil est intemporel et gagnera encore longtemps à être connu! Voilà pour le contexte. Maintenant, passons à mes appréciations...

Impression générale:

La plume de Valérie Simon est affûtée, on sent qu'un véritable travail de recherche enveloppe la prose littéraire, mise en valeur de façon savante par un jeu d'assonances et d'allitérations, - entre autres figures de style, mais cela semble tellement inné que je doute qu'elle le fasse délibérément - parfois comparables à de la poésie de haut niveau. Mon impression - cela reste personnel - est que les histoires contées sont sublimées par les thèmes récurrents et bien maîtrisés tournant autour de la nature et des éléments. J'ignore si Valérie Simon sera d'accord avec moi mais elle ne pourra pas nier ses connaissances en la matière et sa propension à les distiller dans ses écrits. Pour ma part, je pense que c'est une amoureuse de la Vie, sous toutes ses formes - vous aurez noté la majuscule - et cela se voit. Je me demande si elle a déjà écrit des poèmes, si elle en a publié... si c'est le cas, j'aimerai bien les lire. Parce que, je le répète, ses histoires sont empreintes de poésie.

Les nouvelles, une par une:

Et là, chers lecteurs, je vais m'attacher à vous donner mes sentiments sur chaque texte tout en m'essayant à ne pas spoiler. Je ne suis pas chroniqueur, aussi l'exercice promet d'être rude. Je vous prie de m'excuser d'avance si les impressions que je vous livre demeurent trop floues.

La Vénus du quartier des Platanes:

Quelle riche idée que d'avoir choisi cette nouvelle comme première du recueil! On se laisse emporter dans cette histoire d'amour passionnée qui vire au drame. Passée la moitié du récit, on devine où l'auteur veut en venir, aussi lorsqu'on y arrive, on n'est pas étonné... mais l'histoire continue encore un peu, suffisamment pour nous plonger dans un gouffre de désespoir... J'ai beaucoup aimé cette histoire, très prenante, parfois très osée aussi si on lit entre les lignes et qu'on a autant d'imagination que moi, et c'est une bonne chose. Dès lors, on n'a qu'une seule envie : lire les autres nouvelles...

Conte Schizophrénique:

Une courte histoire, efficace comme un poème de François Villon. Désespérée, noire dans le fond, mais dans la forme tellement colorée et vivante! Du bonheur.

Je te tuerai deux fois:

Celle-là est tout simplement géniale. L'histoire prend place dans un univers futuriste. Ce n'est pas de la science-fiction, mais plutôt de l'anticipation. Là, nous sommes dans un contexte comparable aux nouvelles de Philip K. Dick. Avec des interrogations toute aussi comparables. Je n'en dirai pas plus, si ce n'est que c'est peut-être à mon sens la nouvelle la plus efficace du recueil.

La Nuit du chat gris:

Une histoire dérangeante, loin des standards. Je crois que, plus on aime les chats, et plus cette nouvelle peut nous heurter. Moi, elle m'a vraiment dérangé. Même si ce n'est pas ma préférée, elle est bien construite et se laisse apprécier.

Demain, des raviolis...:

Une histoire post-apocalyptique? Peut-être. Celle-là, je l'ai beaucoup, beaucoup apprécié. Mais je n'en dirai pas plus... Pas de spoil, j'ai dit!

Le Regard de la mère:

Un récit très, très bon. Il m'a fait penser à un film que je ne peux nommer pour ne pas donner trop d'indices, mais sachez que c'est un très bon film! Cette histoire traite d'un thème largement abordé en fantastique, mais cette fois-ci Valérie parvient à nous présenter quelque chose d'archi classique sous une nouvelle forme. L'exercice stylistique vaut le détour. Vraiment.

Les Neuf Queues de la femme-renarde:

Sans doute la nouvelle la plus exotique, dérangeante et étrange de tout le recueil. Je n'ai pas poussé les recherches pour savoir si l'auteur s'était inspiré d'une véritable légende. J'aime à penser que c'est le cas, mais si je me trompais je n'en serais que plus séduit. Tellement étrange, en vérité, que la fin reste inattendue, improbable et, pour chaque lecteur j'en suis convaincu, une chute comme on en connaît peu en la matière.  

Le numéro 319:

Cette nouvelle-là est sans conteste ma préférée de tout le recueil, et de loin. Non pas que le style ou la forme soient plus recherchés et fouillés que pour les autres récits, non, pas du tout. C'est le thème, la façon de le traiter, et la chute qui m'ont séduit, à titre tout à fait personnel. Comment en parler sans rien révéler tout en donnant envie de la lire? Je ne sais pas... Ecrite à la première personne; le héros est amnésique et essaye de comprendre ce qui lui arrive; rapidement, on le cerne, on le comprend et on s'identifie à lui, sans en comprendre plus que lui. C'est prenant. C'est vraiment prenant. J'adore ce genre de récit, et là, Valérie Simon a vraiment fait fort. J'y ai vu des échos de Barjavel, mais c'est encore autre chose. Bref, c'est ma nouvelle favorite. Si un seul des textes de ce recueil devait être adapté en long métrage, ce serait celui-ci. Et croyez-moi, on gagnerait un putain de film. Mais, là encore, c'est un point de vue personnel.

La Chair du Golem:

Excellent! le thème est donné dans le titre. Une histoire de golem, mais inscrite dans notre univers contemporain. Dérangeante encore, comme histoire, mais très bien rythmée. J'ai beaucoup aimé. Là, je comparerais volontier la prose de Valérie à du Stephen King, ou à du Dean Koontz. En plus littéraire. Du très très bon.  

La Vouivre du bord de l'étang:

Je n'ai pas trop aimé celle-ci. Elle traite d'un thème intéressant et bien connu, reste très référencée au niveau historique dans l'époque à laquelle elle s'inscrit, est encore une fois appréhendée avec une plume poétique... néanmoins elle n'a pas réussi à me convaincre. Peut-être que j'ai perçu la chute trop tôt - dès la lecture du titre, en fait. Une belle histoire, mais trop classique à mon sens, sans réelle chute.

L'Amour à mort sur les rives de Formose:

Mention spéciale pour cette nouvelle. Ce n'est pas ma préférée mais, si on me l'avait donnée à lire sans me dire qui en était l'auteur, j'aurais sans conteste affirmé qu'il s'agissait d'une histoire inconnue de Lovecraft. J'ai lu tous les textes publiés de Lovecraft, je les connais sur le bout des doigts, mais là, je m'y serais laissé prendre. Tout y est : la structure en gradation vers l'horreur primordiale, celle de l'inconnu, les références mythologiques et ésotériques, le choix de la première personne ajoutant à la descente vers les abysses et la chute, qui m'a fait pensé à beaucoup de chutes de ce maître et précurseur des récits d'horreur contemporain. Chapeau bas à Valérie Simon pour avoir réussi ce tour de force. D'autant plus que je ne sais même pas si elle connait, ou si elle apprécie, la plume de H.P. Lovecraft.

La Vie très ordinaire du comptable Jean-Louis:

Une nouvelle intéressante, loin des sentiers battus dans la forme, traitant d'un thème ultra récurrent dans le fantastique. J'ai bien aimé, sans plus. Sauf qu'encore une fois la forme prend le pas sur le fond. C'est un fait: Valérie Simon maîtrise la langue française à tel point qu'elle embarque le lecteur et le guide aveuglément exactement où elle veut le mener.

Fenris:

C'est peut-être l'histoire de ce recueil la plus référencée, et en même temps celle qui m'a le moins séduit. Je ne saurai pas trop dire pourquoi. Cependant le choix de traiter ici le récit à la première personne est particulièrement intéressant. Au final, je pense qu'il s'agit d'un excellent texte, que je n'ai pas su apprécier personnellement, tout simplement peut-être parce qu'il ne me parle pas.

Les mémoires de la Bestia:

La nouvelle qui clôt le recueil est agréable à lire, encore une fois très poétique (peut-être la plus poétique du livre?) mais on a l'impression de déjà tout comprendre dès les premières lignes. Sauf que, on le comprend assez vite, l'histoire fait appel à l'Histoire avec un grand H, et que l'auteur a effectué des recherches approfondies pour nous offrir ce récit. Si ce n'est pas le cas, alors Valérie Simon est particulièrement douée pour nous le faire croire, et c'est tant mieux. Un thème classique, une chute classique, mais desservies magnifiquement par une plume bien aiguisée, qui incite le lecteur à s'acoquiner, si ce n'est à s'identifier, au narrateur, et donc au grand méchant de l'histoire... jusqu'à la chute, somme toute inattendue, invitant à poursuivre les recherches sur d'autres mythologies ou, pourquoi pas, vers une suite...

 

En conclusion:

Les nouvelles de Coeur à corps développent de nombreux thèmes fantastiques: science-fiction, fantasy, anticipation, fantastique pur, tout y passe, mais dans la forme, l'auteur parvient à lier tous ces concepts en utilisant des thématiques secondaires qui lui sont chères (la nature, l'amour, l'écologie, l'Histoire, et bien d'autres) mais surtout à travers sa plume de poétesse. C'est, du moins, mon avis. 

Vous l'aurez compris: "Coeur à corps" m'a beaucoup séduit. Même si quelques nouvelles semblent un peu faibles en puissance par rapport aux autres, l'ouvrage mérite d'être découvert et lu. Je ne saurai que trop vous le recommander. En tout cas, pour ma part, je ne regrette pas de l'avoir acquis; c'est une des plus agréables lectures de l'année en ce qui me concerne, et j'ai hâte de découvrir les autres écrits de Valérie Simon, en particulier "Coup d'Etat"...

 

 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 08:18

Mon article en cours d'écriture est déjà bien structuré, il me reste encore à développer chaque partie, ce qui devrait occuper mes prochaines soirées sans faire avancer de façon très significative mon nano. Le travail d'écriture s'accompagne ici d'investigations relativement poussées et mes recherches vont prendre un peu de temps si je veux rendre un document référencé et professionnel. Je vais m'y mettre sans tarder pour tenter de me coucher tôt ce soir. La semaine est chargée et j'accumule une certaine fatigue aussi me faut-il rester raisonnable! 

Comme convenu, je vous propose de lire la suite de "la Reine de Cydonia". Je vous en souhaite bonne lecture! A demain pour un nouvel article...

 

La Reine de Cydonia

6. La dame de la Terre et la petite fille de la Lune

 

            Chemin faisant, la petite Sélénée se montra très bavarde.

       Elle lui raconta combien l'hiver était rude pour le peuple des Sélenites, car ici, près du Pôle Nord lunaire, ce n'était pas comme sur la Terre : il y faisait jadis toujours beau, et le pays n'avait connu qu'une seule saison. C'était toujours le printemps, jusqu'à l'arrivée de la Reine Sidonama. Dès que celle-ci s'était installée dans son château, dans la province de Cydonia, l'hiver avait surgi et personne n'y avait été préparé, si bien que de nombreux Sélenites durent trouver refuge au centre de l'astre, là où il faisait encore chaud. Seuls d'intrépides nomades parcouraient encore la surface gelée dans l'espoir de faire revenir le printemps. Une prophétie, notamment, racontait qu'un jour une jeune femme viendrait rétablir l'ordre en se mesurant à la Reine.

            Gerda écouta avec beaucoup d'attention cette histoire, mais lorsque Sélénée poursuivit son discours incessant en lui parlant des étoiles dans le ciel, des formations de cristaux de glace dans les cavernes souterraines et des champignons qui y poussaient et dont les Sélénites se nourrissaient, elle se perdit dans ses pensées, rêvant du moment où elle retrouverait son cher et tendre Kay !

            — Nous avons environ cent lieues à parcourir jusqu'à Cydonia, précisa au bout d'un moment la petite fille.

            — Cent lieues ! S'étonna la fleuriste, inquiète. Mais cela va nous prendre plusieurs jours pour y arriver ! Voire des semaines, des mois, d'autant plus que l'épaisseur de la couche neigeuse ralentit cruellement nos pas. Nous n'aurons jamais assez à manger avec les quelques champignons séchés que tu as apportés !

            Sélénée afficha alors un grand sourire :

            — Cent lieues, ce n'est pas si loin : nous y serons avant la tombée de la nuit !

            Après quelques explications, Gerda comprit que les unités de mesure de la Lune ne correspondaient pas du tout à celles de la Terre, ce qui fut un grand soulagement !

            — Dis-moi ce que tu sais à propos de mon fiancé, demanda-t-elle alors.

            — Le jeune homme dont tu es amoureuse est effectivement chez la Reine de Cydonia. Il y est très heureux, car il pense qu'il se trouve là dans le meilleur endroit au monde. C'est à cause de ses lunettes, il ne les quitte plus depuis que Sidonama l'a convaincu de ne plus jamais rien regarder à l'oeil nu.

            — Mais... pourquoi ?

            — Elle lui a dit que s'il regardait sans ses lunettes, n'importe où qu'il se trouve sur la lune, alors ses yeux géleraient instantanément et il se retrouverait aveugle pour toujours. Persuadé que ses lunettes le protègent, il continue de les porter jour et nuit !

            — Mais... pourquoi ? Répéta bêtement Gerda en mâchonnant distraitement un morceau de champignon au bon goût de carotte.

            — Parce que Sidonama ne veut pas qu'il voit la Lune telle qu'elle est aujourd'hui. Sur terre, les miroirs avec lesquels Kay a fabriqué ses lunettes dévoilent l'avenir, mais ici, sur la Lune, ils montrent une vision du passé. Ainsi le beau Kay continue de croire qu'il vit dans un beau château entouré d'un printemps éternel et que son hôte est la plus belle des femmes de tout l'univers !

            Gerda eut un pincement au coeur. Elle craignit tout à coup que Kay tombe amoureux de la Reine de Cydonia et ne pense plus jamais à elle...

            — L'est-elle vraiment ? Est-ce qu'elle est si belle que cela ?

            Sélénée éclata alors de rire :

            — Non ! Pas du tout : elle est laide, méchante et... et en plus c'est une sorcière. Enfin, c'est ce que disent mes parents. Mais quand elle était jeune, il y a très longtemps, elle était très, très belle. C'est cette image d'elle que Kay voit à travers les lunettes. Des fois, elle arrive à faire un tour de magie pour montrer cette apparence à tout le monde, même si on ne regarde pas à travers des miroirs ensorcelés, surtout quand elle va sur Terre. Mais personne ici ne sait au juste ce qu'elle y fait, même si tout le monde s'accorde à dire que c'est sa planète d'origine, et qu'elle y vivait au centre d'un volcan...

            Gerda se perdait dans toutes ces explications. Elle poussa un profond soupir avant de demander :

            — Que dois-je faire ?

            — Oh, c'est très simple, en théorie. Il suffit d'ôter ses lunettes à Kay. Tant qu'il les portera la Reine de Cydonia conservera son pouvoir sur lui.

            A ce moment-là une tempête de neige se leva. Gerda et Sélénée ne pouvaient plus voir où elles allaient, le vent faisait tourbillonner les flocons dans l'atmosphère et cachant leur vue.

            De la tempête surgirent bientôt une vingtaine de silhouettes.

            C'étaient des bonhommes de neige gigantesques. Grands comme des dirigeables, ils avaient des échardes de bois à la place des dents et des flammes glacées à la place des yeux. Ils étaient armés de stalagtites de glace très pointus et fonçaient sur les voyageuses !

            — Au secours ! Cria Sélénée ! Les Abominables Bonhommes de Neige ! Ils sont envoyés par la Reine de Cydonia pour nous tuer !

            Et elle s'échappa dans la tempête en continuant de crier.

           Voyant que les immenses créatures en avaient après elle-même, Gerda comprit qu'elle n'avait aucune chance de s'en sortir. Alors elle entendit une douce musique, provenant de son sac.

            Elle l'ouvrit et découvrit que l'une des deux roses restantes s'était mise à chanter.

            Sans trop savoir pourquoi, elle sortit sa création métallique du sac et la brandit devant elle, comme si c'était une baguette magique ou un pistolet.

            La rose se mit à chanter de plus belle. Gerda reconnut l'air du Lac des Cygnes, un ballet qu'elle aimait beaucoup.

            Les Abominables Bonhommes de Neige aussi, manifestement, car il s'arrêtèrent soudain et se mirent à danser devant elle alors que la tempête s'arrêtait comme elle était venue.

            — Merci, petite rose, dit Gerda en plantant la fleur dans la poudreuse, face aux monstres qui continuaient de danser.

            — C'est moi qui te remercie, lui répondit alors la rose : grâce à toi je vais pouvoir chanter pour toujours, et pour toujours ce public dansera !

            Sélénée, qui avait finalement tourné en rond dans la tempête, rejoignit Gerda. Elle était essoufflée mais était saine et sauve.

            Et, comme ça, Gerda poursuivit son périple en compagnie de la petite fille de la Lune et arriva au château de la Reine de Cydonia.

            Kay, lui, était loin de se douter que sa fiancée avait accompli cet incroyable voyage. Il ne pensait plus du tout à elle...

 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:32

Une autre journée à 100 à l'heure, avec quelques moments courts entre deux tâches quotidiennes pour coucher quelques lignes et poursuivre mes travaux en cours. Le chapitre 10 est à présent terminé, mais je vais passer un peu de temps à le relire pour extraire coquilles et passages inutiles (vous vous souvenez : "écrire, c'est tronçonner") avant de le soumettre à la lecture de mon co-auteur Mestr Tom. En attendant la validation de ce dernier, ou ses remarques, constructives, s'entend! - qui se traduiront immanquablement par de nouvelles retouches - je commencerai à travailler ce soir sur mon prochain article de gérontologie (pour une publication prochaine dans l'une des revues de Doc'Editions). Alterner ainsi mes écrits en papillonnant d'un projet à l'autre me permet de garder, dans une certaine mesure, un regard extérieur sur mes travaux. Par exemple, tandis que j'élaborerai mon article, mes pensées seront concentrées sur son contenu et lorsque je l'aurai achevé, je reviendrai à "la Chute des Maspians", sur l'écriture du chapitre 11, donc, en ayant à la fois toujours à l'esprit le dixième et à la fois la capacité de voir de façon objective ou j'en suis. Je ne sais pas si tout ceci est clair, je me rends compte que j'ai du mal à l'expliquer. Mais, bon, vous connaissez la chanson: si vous n'y pipez rien, n'hésitez pas à me le dire (en commentaire, ci-dessous), et je me ferai un devoir de me montrer plus explicite!

Demain, je vous proposerai de lire l'avant-dernier passage de la Reine de Cydonia... D'ici-là, je vous souhaite une bonne nuit!

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:57

22ème jour de ce nano. Il est 22h00. 22h00! Et je n'ai pas encore couché une seule ligne sur le papier - enfin, sur l'écran. Il semblerait que je sois contraint de me mettre à écrire de plus en plus tard. Le chapitre 10 est presque achevé, du moins je le crois. Avant d'entamer le 11ème, je me pencherai sur l'écriture de l'article que je dois à mes commanditaires. Je ne pense pas me montrer très productif ce soir, mais demain est un autre jour: demain, j'aurai sans doute plus de temps pour m'occuper de mes écrits. 

Je vais à présent ouvrir mon traitement de texte et poursuivre ma narration. Mais avant cela, je lancerai un peu de musique. J'écris toujours en musique. Cette fois-ci, je jette mon dévolu sur le nouvel album de Monsieur Rivesinthe, "A ride in the west" dont voici le lien. J'aime beaucoup les compositions de cet artiste - dont l'un des pseudos n'est autre que Aramis Mousquetayre, vous savez, l'instigateur des Romans à Mille Mains, des webzines "nouveau monde" et "ymaginère", celui qui a instauré le tournoi des nouvellistes, et j'en passe! Je lui dois beaucoup, tout comme de nombreux auteurs, et sa musique est source d'inspiration. Je vous invite donc à la découvrir. Pour ma part, elle m'inspire une atmosphère créatrice, à la manière des musiques de Vangelis, de certaines BO de films ou des musiques si percutantes de Two Steps From Hell.

Bonne écoute, et à demain pour un nouveau billet!

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 19:36

Il est 21h25. Je n'ai pas encore écrit une seule ligne aujourd'hui. C'est que, après la journée de travail, il faut s'occuper des enfants... Je me prépare donc à une petite soirée d'écriture, mais sans me concentrer uniquement sur le chapitre en cours et l'article en gestation : je l'évoquais il y a quelques jours, je vous concocte un petit concours pour le mois prochain, et puis, en outre, je me dois de terminer la lecture d'un recueil de nouvelles. Coeurs à Corps, de Valérie Simon, qui a finalement atteint le sommet de ma PAL ("pile à lire") et que j'ai promis de chroniquer. Un excellent recueil au demeurant (quel talent que celui de Valérie Simon!), mais j'y reviendrai en détail très prochainement.

Un roman à poursuivre, un article à écrire, un concours à organiser et un livre à chroniquer... Cela s'annonce comme une semaine bien remplie! Autant d'activités liées à l'écriture, et qui me tiennent toutes à coeur. Ceux qui en déduisent que j'ai la fâcheuse propension à me disperser ont bien raison, je l'admets. Et ce n'est pas fini... Constatant que mes projets pour cette année 2016 n'aboutiront pas tous, j'ai décidé de mettre les bouchées doubles l'an prochain pour vous offrir de nouveaux écrits. Attendez-vous à quelques histoires gratuites, ici sur mon blog, dans les prochains mois. J'ai également quelques idées toutes fraîches pour clore le recueil de nouvelles de western-fantasy que je souhaitais terminer avant la fin de l'année. D'une façon ou d'une autre, 2017 marquera l'aboutissement de ce projet. Et d'autres. La suite de la Musique des Sphères et mon roman post-apo "... et puis vint le silence" n'attendent que ça!

Je vous donne rendez-vous demain pour un 22ème opus de mes pérégrinations littéraires lors de ce nano en mode rebelle! Il est 21h38. Le traitement de texte m'attend...

 

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