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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 09:10
Interview : Sébastien Eres

Auteur de nombreuses nouvelles fantastiques et musicien inspiré, Sébastien est un artiste éclairé dont l'âme est celle d'un véritable poète. J'ai fait la connaissance de ce sympathique écrivain il y a quelques temps déjà, à l'occasion d'une séance de dédicaces auprès des éditions Sombres Rets. C'était à l'occasion de la sortie de l'anthologie « Mystères et Mauvais Genres ». Aujourd'hui, nous partageons à nouveau le sommaire d'un recueil chez le même éditeur avec « Étranges Voyages ». J'y ai vu l'occasion de lui poser quelques questions...

Salutations, Sébastien!

Salut Richard et bonjour aux lecteurs !

Interview : Sébastien Eres

Quel est ton parcours d'auteur/musicien ?

J'ai commencé avec la musique vers neuf ou dix ans, une trompette en bandoulière, parce que je voulais jouer quelque chose de… Bruyant. Je faisais partie de l'orchestre municipal, mais j'ai laissé tomber cet instrument vers quatorze ans. A dix-sept ans, j'ai acheté ma première guitare parce que je voulais d'un instrument qui me permette de chanter... Dans la foulée, j'ai composé ma première chanson et à peu près au même moment, j'ai écrit ma première nouvelle. Dès lors, je n'ai eu de cesse de noircir le papier, ni de composer. Je ne compte plus le nombre de nouvelles ni de chanson écrites… Bonnes ou mauvaises...

En 2003, porté par une bourrasque, je me suis expatrié à Bruxelles et là-bas, j'ai fondé mon premier vrai groupe et publié ma première nouvelle (« La Tour d'Asammée », Anthologie « La Tour », chez Parchemins et Traverses). Depuis, j'ai publié trois autres nouvelles (bientôt quatre), écrit deux romans (non publiés à ce jour, le premier était un coup d'essai et le second est un roman jeunesse qui cherche toujours son éditeur…), commencé un troisième, écrit les textes d'un conte photographique, fondé un nouveau groupe à Paris, composé un énième album solo (en écoute sur mon site web), la B.O d'un court métrage... Et renoué avec la trompette.

Je me suis longtemps demandé si je ne devais pas laisser tomber la musique afin de consacrer plus de temps à l'écriture, ou laisser tomber l'écriture pour consacrer plus de temps à la musique. En bout de course, j'ai réalisé que je n'avais pas le choix. Ces deux passions se nourrissent entre elles et font partie de moi. Que j'en laisse une de côté et elle revient en force me gifler au visage.

Interview : Sébastien Eres

Quelles sont tes sources d'inspiration ?

En premier lieu, le parcours des gens que je rencontre. Je suis un observateur maladif ! J'aime comprendre pourquoi les personnes ont fait tel choix à tel carrefour de leur vie. J'aime les écorchés vifs, ceux qui prennent des risques inconsidérés. Ce sont probablement les individus qui m'inspirent le plus. Bien sûr, la littérature, la musique et le cinéma m'inspirent également, mais la première source d'inspiration, c'est la vie. C'est le vécu et ce sont les expériences extraordinaires et parfois mystiques des gens que je rencontre. En ce moment, c'est mon dernier voyage (huit mois en Australie) qui est le point d'entrée de mes écrits.

Interview : Sébastien Eres

Dans quelles conditions écris-tu ?

Tôt chaque matin avant le travail, quand la ville n'est pas encore trop réveillée… Avec un café et du silence. Minimum deux heures, ou minimum mille mots. Parfois en journée lorsque je peux me le permettre. Sur certains projets, j'écris en écoutant de la musique. Je peux me passer un même album en boucle durant toute l'écriture avec le volume bien haut… Paradoxalement, ceci m'aide à me concentrer. Les albums de « Brian Jonestown Massacre » font régulièrement partie de mes fonds sonores.

Quels sont tes thèmes de prédilection ?

J'ai beaucoup écrit d'histoires fantastiques et sombres, mais je n'ai jamais analysé les thèmes de mes récits… Je ne suis donc pas certain d'avoir des thèmes de prédilection. Disons que je prends ce qui vient !

Interview : Sébastien Eres

Quel est ta première nouvelle ? Ton premier album ?

Ma première véritable nouvelle s'appelait « Sorken, le temple oublié ». J'avais dix-huit ans lorsque je l'ai écrite et j'étais fier comme un pape. Tellement fier que j'ai décidé de la présenter à un concours de nouvelles avec l'innocence juvénile de croire que je pourrais remporter un prix. Le jury n'a pas été sensible à mon village perdu, ma vieille baraque en ruine, le réveil d'une armée de squelettes, ni à mon héros déchu achevant sa course dans une mare de sang. Ah, l'adolescence !

J'ai composé mon premier album à peu près à la même période. Je chantais alors sous le nom de « Smog ». L'album se nommait « Smog et les cinglés trafiquants ». A l'époque, mes musiques étaient influencées à la fois par Hubert Félix Thiefaine, les Ogres de Barback et Led Zeppelin. Ah, l'adolescence !

Interview : Sébastien Eres

Parles-nous du conte photographique « Confidence d'une Ampoule Géante ».

Avec plaisir ! Ce conte a été créé par la photographe Marie Delagnes (www.mariedelagnes.fr). Il met en scène la fille de la lune, étrange personnage perché sur l'astre nocturne, et qui fait la pluie et le beau temps. Marie a composé quatorze mises en scène pour donner vie à sa création. Lorsqu'elle m'a demandé si je pouvais échafauder un accompagnement textuel, j'ai plongé tête la première dans cet univers. J'ai donc écrit quatorze petits poèmes pour accompagner les photos, ainsi qu'un texte d'introduction en prose.

Et puis, le conte s'est mis à vivre… Il est devenu un livre imprimé en édition limitée, en même temps qu'une exposition présentée à travers la France. Il a donc voyagé dans une dizaine de lieux à ce jour, dont des festivals de photographie à Montpellier et Toulon. Un jour, une professeur de piano du conservatoire de Drancy a pris contact avec nous en nous faisant part de son envie d'adapter ce conte sur scène… Après plusieurs rebondissements, nous avons appris en juin dernier que ce projet allait se faire. La mise en scène inclura un piano, de très belles mélodies, de nombreuses percussions, trois danseurs, une actrice pour conter, et des décors géants ! La pièce musicale se jouera en avril 2015 au théâtre de Drancy. Marie confectionnera les décors. Quant à moi, j'ai deux ou trois textes de chansons à écrire… Nous n'aurions jamais imaginé cela lorsque nous avons créé le conte !

En tant qu'écrivain, quelle est ta plus grande fierté ?

Que certains de mes écrits se trouvent contés sur scène, sans doute…

Et en tant que musicien ?

Avoir rencontré des musiciens talentueux et profondément humains qui sont devenus de véritables amis.

Interview : Sébastien Eres

Tes projets actuels ?

Côté écriture, je travaille sur un roman qui se déroule en Australie. C'est assez différent de ce que j'ai pu écrire dans le passé parce qu'il s'agit de fiction et non de fantastique. Le personnage principal est un ancien marin dont la femme a été tuée un an plus tôt. Et je n'en dirais pas plus… Mais l'histoire avance tranquillement. Les 130 premières pages sont bien en place et je prends énormément de plaisir sur ce projet, même s'il s'avère plus compliqué à mettre en œuvre que prévu…

Côté musique, je travaille sur deux mini-albums (6 titres chacun), que j'espère sortir en octobre et novembre 2014 si tout va bien.

Tes passions ?

Si j'excepte la musique et l'écriture, il reste le voyage, les arts martiaux et la vidéo. Mais je suis passionné par toute forme de création et ma soif de découverte est sans limites !

Où peut-on te rencontrer ? Un site ? Un blog ?

Il est facile de me rencontrer au détour du web, sur mon site : www.ereswords.com et sur ma page Facebook www.facebook.com/eresws… Mais je réponds également volontiers à toute proposition de rencontre autour d'une bière belge...

Mini-portrait chinois :

Si tu étais un livre ?

Les sept plumes de l'aigle, de Henri Gougaud.

Si tu étais le personnage d'un roman ?

Longo, dans la trilogie « la longue marche de Benjamin », de François Sautereau. Les premiers bouquins que j'ai lu de mon plein gré étant enfant...

Si tu étais une créature fantastique ?

Quelque chose qui vole discrètement dans les airs et que personne ne peut voir.

Si tu étais un poème ?

Probablement un poème en musique. Une chanson… Peut-être la « Valse de Melody » de Gainsbourg, pour son côté hypnotique.

Si tu étais un paysage imaginaire ?

A mes yeux, aucun paysage imaginaire ne peut rivaliser avec les beautés de notre petite planète... Je serais simplement une jungle tropicale.

Le mot de la fin ?

Une petite citation de Walter Elias Disney pour la route : « si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire ». Merci Richard, pour cet espace de parole ! Au plaisir de se croiser à nouveau et bonne route à toi et tes lecteurs ;)

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Published by Richard Mesplède - dans interviews
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