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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:11

J'ai franchi le seuil des 10 000 mots hier. Avec une moyenne de 501 mots écrits par jour depuis le 1er novembre, j'atteindrai les 50 000 mots le 8 février... Ce qui ne signifie rien : je n'ai strictement aucune idée du nombre de mots à écrire pour terminer "la Chute des Maspians". Peut-être qu'il sera achevé dans, disons, 30 000 mots... ou dans 100 000, allez savoir. Je me laisse guider par l'écriture sans me préoccuper de la notion de volume, sans me fixer d'objectif quantitatif. En attendant, pas de miracle donc lors de ce nano : j'avais pronostiqué à peu près ce qui est en train d'arriver, et peux raisonnablement continuer de penser atteindre les 15 000 mots à la fin du mois.

Voici la suite de la Reine de Cydonia. J'espère qu'elle vous plaira. Bonne lecture et à demain pour une nouvelle session d'écriture!

 

 

La Reine de Cydonia

5. La petite fille des sélénites (2)

 

Le voyage dura huit jours.

            Ce fut terriblement long et merveilleux à la fois.

            Bien sûr, Gerda ne s'ennuyait pas : il fallait tout le temps procéder à quelques réglages des cadrans et des leviers pour maintenir le cap. Elle ne dormit plus beaucoup après la première nuit, de peur de rater sa destination et de se retrouver perdue dans le vide infini de l'univers.

            Elle avait sorti ses fleurs mécaniques de ses bagages et les avaient placées près d'un hublot, mais même lorsqu'elle leur parlait, c'est à dire la majeure partie du temps, les roses ne lui répondaient pas. Peut-être avait-elle rêvé ; peut-être que les fleurs mécaniques ne lui avaient jamais adressé la parole.

            Elle s'en fichait, en réalité : toutes ses pensées étaient tournées vers Kay !

            Au bout de huit jours, le boulet atterrit sur la Lune. Ou plutôt, le boulet alunit.

            Quelque part au nord de la Mer de la Sérénité. Au sein de la région dénommée par les astronomes sous le nom de Mer du Froid.

            Lorsqu'elle regarda à travers le hublot, elle découvrit à quel point les scientifiques s'étaient trompés.

            La Lune n'était pas un astre gris, poussiéreux et dénué de vie. La surface du satellite était blanche à perte de vue, car recouverte d'une épaisse couche de poudreuse.

            Il neigeait.

 

* * *

            Elle ne perdit pas de temps : emportant avec elle ses roses mécaniques et endossant une cape de fourrure, elle se glissa à l'extérieur et posa le pied dans la neige, s'y enfonçant jusqu'au genou..

            — Un petit pas pour la femme, un grand pas pour l'Amour, déclama-t-elle spontanément, sans trop savoir d'où lui venait une inspiration aussi saugrenue.

            Des montagnes qui l'entouraient surgirent alors une bande d'énergumènes comme elle n'en avait jamais imaginés.

            Ils se dirigèrent vers elle et elle les attendit, craintive.

            Qui étaient donc ces habitants de la Lune ?

           

* * *

            Ils avaient la peau très pâle et leur crâne était dénué de cheveux. Leurs yeux étaient blancs et leurs bras si grands qu'ils touchaient presque le sol. A part cela, ils ressemblaient en tous points aux habitants de la Terre.

            — Bien le bonjour, gente damoiselle, lui fit le premier en retirant de son crâne chauve un chapeau rouge à large bord. Gerda en fut stupéfaite : le personnage parlait la même langue qu'elle ! Il poursuivit :

            — Bienvenue en Cydonia, province septentrionale de la Lune administrée par sa Majesté la Reine Sidonama. Nous sommes ses sujets, comme tous les sélénites ici. Que pouvons-nous faire pour vous, voyageuse d'entre-les-mondes ?

            —  Bonjour, balbutia Gerda, éberluée. Mon nom est Gerda. Je viens de la Terre pour retrouver mon bien-aimé. Je crois qu'il se trouve chez votre reine. Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer le chemin ?

            — Ma fille Sélénée vous accompagnera volontiers, Gente Dame, en échange de quoi nous vous demandons de nous faire présent d'un objet, un seul, que vous emportez. Il faut que ce soit quelque chose de très important pour vous.

            Gerda fut prise au dépourvu, mais elle n'avait de pensées que pour Kay. Elle sortit l'une des roses de son sac et lui demanda :

            — Puis-je te laisser ici ? Je suis désolée de t'abandonner, mais il faut que je retrouve Kay.

            Contre toute attente, la rose lui répondit :

            — J'en serais ravie, belle fleuriste. Laisse-moi donc ici, sur la lune, et je donnerai vie à toute une roseraie qui égaillera ce paysage triste !

            Et ainsi, Gerda offrit l'une de ses roses aux sélenites et entreprit son voyage à travers le paysage enneigé de la Lune, guidée par la petite Sélénée.

 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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