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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 19:36

Il est 21h25. Je n'ai pas encore écrit une seule ligne aujourd'hui. C'est que, après la journée de travail, il faut s'occuper des enfants... Je me prépare donc à une petite soirée d'écriture, mais sans me concentrer uniquement sur le chapitre en cours et l'article en gestation : je l'évoquais il y a quelques jours, je vous concocte un petit concours pour le mois prochain, et puis, en outre, je me dois de terminer la lecture d'un recueil de nouvelles. Coeurs à Corps, de Valérie Simon, qui a finalement atteint le sommet de ma PAL ("pile à lire") et que j'ai promis de chroniquer. Un excellent recueil au demeurant (quel talent que celui de Valérie Simon!), mais j'y reviendrai en détail très prochainement.

Un roman à poursuivre, un article à écrire, un concours à organiser et un livre à chroniquer... Cela s'annonce comme une semaine bien remplie! Autant d'activités liées à l'écriture, et qui me tiennent toutes à coeur. Ceux qui en déduisent que j'ai la fâcheuse propension à me disperser ont bien raison, je l'admets. Et ce n'est pas fini... Constatant que mes projets pour cette année 2016 n'aboutiront pas tous, j'ai décidé de mettre les bouchées doubles l'an prochain pour vous offrir de nouveaux écrits. Attendez-vous à quelques histoires gratuites, ici sur mon blog, dans les prochains mois. J'ai également quelques idées toutes fraîches pour clore le recueil de nouvelles de western-fantasy que je souhaitais terminer avant la fin de l'année. D'une façon ou d'une autre, 2017 marquera l'aboutissement de ce projet. Et d'autres. La suite de la Musique des Sphères et mon roman post-apo "... et puis vint le silence" n'attendent que ça!

Je vous donne rendez-vous demain pour un 22ème opus de mes pérégrinations littéraires lors de ce nano en mode rebelle! Il est 21h38. Le traitement de texte m'attend...

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:11

J'ai franchi le seuil des 10 000 mots hier. Avec une moyenne de 501 mots écrits par jour depuis le 1er novembre, j'atteindrai les 50 000 mots le 8 février... Ce qui ne signifie rien : je n'ai strictement aucune idée du nombre de mots à écrire pour terminer "la Chute des Maspians". Peut-être qu'il sera achevé dans, disons, 30 000 mots... ou dans 100 000, allez savoir. Je me laisse guider par l'écriture sans me préoccuper de la notion de volume, sans me fixer d'objectif quantitatif. En attendant, pas de miracle donc lors de ce nano : j'avais pronostiqué à peu près ce qui est en train d'arriver, et peux raisonnablement continuer de penser atteindre les 15 000 mots à la fin du mois.

Voici la suite de la Reine de Cydonia. J'espère qu'elle vous plaira. Bonne lecture et à demain pour une nouvelle session d'écriture!

 

 

La Reine de Cydonia

5. La petite fille des sélénites (2)

 

Le voyage dura huit jours.

            Ce fut terriblement long et merveilleux à la fois.

            Bien sûr, Gerda ne s'ennuyait pas : il fallait tout le temps procéder à quelques réglages des cadrans et des leviers pour maintenir le cap. Elle ne dormit plus beaucoup après la première nuit, de peur de rater sa destination et de se retrouver perdue dans le vide infini de l'univers.

            Elle avait sorti ses fleurs mécaniques de ses bagages et les avaient placées près d'un hublot, mais même lorsqu'elle leur parlait, c'est à dire la majeure partie du temps, les roses ne lui répondaient pas. Peut-être avait-elle rêvé ; peut-être que les fleurs mécaniques ne lui avaient jamais adressé la parole.

            Elle s'en fichait, en réalité : toutes ses pensées étaient tournées vers Kay !

            Au bout de huit jours, le boulet atterrit sur la Lune. Ou plutôt, le boulet alunit.

            Quelque part au nord de la Mer de la Sérénité. Au sein de la région dénommée par les astronomes sous le nom de Mer du Froid.

            Lorsqu'elle regarda à travers le hublot, elle découvrit à quel point les scientifiques s'étaient trompés.

            La Lune n'était pas un astre gris, poussiéreux et dénué de vie. La surface du satellite était blanche à perte de vue, car recouverte d'une épaisse couche de poudreuse.

            Il neigeait.

 

* * *

            Elle ne perdit pas de temps : emportant avec elle ses roses mécaniques et endossant une cape de fourrure, elle se glissa à l'extérieur et posa le pied dans la neige, s'y enfonçant jusqu'au genou..

            — Un petit pas pour la femme, un grand pas pour l'Amour, déclama-t-elle spontanément, sans trop savoir d'où lui venait une inspiration aussi saugrenue.

            Des montagnes qui l'entouraient surgirent alors une bande d'énergumènes comme elle n'en avait jamais imaginés.

            Ils se dirigèrent vers elle et elle les attendit, craintive.

            Qui étaient donc ces habitants de la Lune ?

           

* * *

            Ils avaient la peau très pâle et leur crâne était dénué de cheveux. Leurs yeux étaient blancs et leurs bras si grands qu'ils touchaient presque le sol. A part cela, ils ressemblaient en tous points aux habitants de la Terre.

            — Bien le bonjour, gente damoiselle, lui fit le premier en retirant de son crâne chauve un chapeau rouge à large bord. Gerda en fut stupéfaite : le personnage parlait la même langue qu'elle ! Il poursuivit :

            — Bienvenue en Cydonia, province septentrionale de la Lune administrée par sa Majesté la Reine Sidonama. Nous sommes ses sujets, comme tous les sélénites ici. Que pouvons-nous faire pour vous, voyageuse d'entre-les-mondes ?

            —  Bonjour, balbutia Gerda, éberluée. Mon nom est Gerda. Je viens de la Terre pour retrouver mon bien-aimé. Je crois qu'il se trouve chez votre reine. Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer le chemin ?

            — Ma fille Sélénée vous accompagnera volontiers, Gente Dame, en échange de quoi nous vous demandons de nous faire présent d'un objet, un seul, que vous emportez. Il faut que ce soit quelque chose de très important pour vous.

            Gerda fut prise au dépourvu, mais elle n'avait de pensées que pour Kay. Elle sortit l'une des roses de son sac et lui demanda :

            — Puis-je te laisser ici ? Je suis désolée de t'abandonner, mais il faut que je retrouve Kay.

            Contre toute attente, la rose lui répondit :

            — J'en serais ravie, belle fleuriste. Laisse-moi donc ici, sur la lune, et je donnerai vie à toute une roseraie qui égaillera ce paysage triste !

            Et ainsi, Gerda offrit l'une de ses roses aux sélenites et entreprit son voyage à travers le paysage enneigé de la Lune, guidée par la petite Sélénée.

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 15:55

Quelques lignes supplémentaires écrites aujourd’hui…

L’écriture du chapitre 10 de « La Chute des Maspians » avance lentement mais sûrement, tandis que sur un autre front je m’attaque à l’élaboration d’un nouvel article de presse qui me demande tout de même d’effectuer un certain travail de recherches. Travail fastidieux mais toujours passionnant.

La particularité de ce samedi est que je passe la journée, avec ma petite famille, chez des amis… mais pas question d’oublier le nano pour autant : je fais suivre mon ordinateur ! Peut-être aurai-je le loisir d’écrire quelques lignes à un moment ou à un autre, comme en ce moment : j’écris ce billet sur la route (rassurez-vous, ce n’est pas moi qui conduit !). Chaque occasion est à saisir ! Chaque minute compte ! Ceux qui, comme moi, participent à ce challenge – et a fortiori ceux qui y participent de façon vraiment assidue – me comprendront. Je vous donne rendez-vous demain, avec la suite de la Reine de Cydonia, qui vous accompagne tout au long de ce mois!

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 07:32

Et c'est parti pour une dix-huitième journée à chercher un peu de temps pour coucher quelques mots par écrits et avancer encore un peu dans le chapitre en cours et le nano! Et ce n'est pas une mince affaire, aujourd'hui encore, que de courir après ce temps qui s'échappe.

Je pense - j'espère - trouver un peu plus de temps ce week-end, car je commence à être en manque d'écriture. Les idées abondent, fusionnent et s'amalgament, et ne demandent qu'à sortir. 

Bref, voilà un billet publié pour pas grand chose, je l'admets... Mais je vous ai promis un article par jour. Mais pour vous remercier de votre assiduité je vous invite à découvrir la suite de "la Reine de Cydonia"! Bonne lecture, et, comme d'habitude, n'hésitez pas à commenter!

 

 

 

La Reine de Cydonia

5. La petite fille des sélénites

 

            Le projet consistant à envoyer un projectile sur la Lune datait de deux ans déjà, et la volonté de Barbicane était de mettre au point l'expérience sur le territoire des Etats-Unis d'Amérique. Compte tenu de nombreuses contraintes, basées sur des calculs très compliqués, il avait été décidé que le boulet de canon serait projeté depuis la ville de Tampa, en Floride.

            C'est à cet endroit que Gerda fut conviée, cinq longues semaines après son entretien avec le Président du Gun Club.

            Elle se présenta très simplement : vêtue de sa plus belle robe, qui était loin d'égaler les atours des grandes dames, elle apportait une seule valise, qui contenait quelques effets personnels et trois roses de cuivre. Au dernier moment, elle avait décidé d'emporter ces quelques créations, sans trop savoir si elles lui seraient utiles.

            Il y avait beaucoup de monde à Tampa pour l'accueillir et assister au lancement du boulet de canon. Des milliers de curieux bien entendu, des gens comme vous et moi, ravis d'être spectateurs de l'événement. Mais il y avait aussi une myriade de journalistes, ainsi que pléthore de voitures à vapeur, d'engins militaires tels que chars d'assauts et dirigeables, et toute la fine fleur de l'intelligentsia du monde entier. Gerda avait déjà fait affaire avec des personnalités influentes du pays et d'Europe, mais jamais elle n'avait rêvé de voir ainsi réunis présidents, rois, reines et princesses du monde entier.

            Elle s'en fichait : toutes ses pensées étaient tournées vers Kay.

            Elle écouta patiemment les explications compliquées des scientifiques du Gun Club lorsqu'ils lui firent visiter la cabine dans laquelle elle allait effectuer le voyage. Le boulet de canon était grand comme une maison : il y avait là une cuisine, des toilettes, un salon, une chambre confortable et une salle de pilotage remplie de cadrans, de leviers, de boutons et de hublots.

            Gerda essaya tant bien que mal de mémoriser tout ce qu'on lui disait.

            Et puis elle serra la main à nombre de présidents, de rois, de reines et de princesses, pendant qu'une véritable armée de photographes immortalisait l'instant. Cela fut long et pénible : il ne fallait pas bouger pendant que ces messieurs prenaient leurs photos, et la jeune fleuriste n'avait qu'une hâte : s'envoler enfin vers la Lune et vers son fiancée.

            Le moment vint enfin où elle prit place à bord du boulet.

            A peine venait-elle de se sangler dans le fauteuil du poste de pilotage que le feu fut mis aux poudres et dans un fracas épouvantable le canon projeta son boulet dans le ciel.

            Le voyage de Gerda venait de commencer.

 

 

* * *

 

            Au début, elle eut très peur : il y eut beaucoup de bruit et elle se retrouva plaquée contre le dossier du fauteuil, en pouvant à peine respirer.

            Et puis soudain, tout se calma.

            Elle était dans les airs, au-dessus de la Terre.

            Elle se détacha du fauteuil et se précipita vers l'un des hublots.

            En-bas, la Terre devenait de plus en plus petite. On distinguait à travers les nuages quelques champs, des mers, des forêts, des déserts et des océans. Le spectacle était magnifique. Gerda était en train d'admirer ce que personne n'avait jamais vu auparavant.

            Mais elle s'en fichait : toutes ses pensées étaient tournées vers Kay.

            En haut, la Lune était pleine. Et elle grossissait à vue d'oeil. Quel spectacle merveilleux que celui du satellite de la Terre tandis qu'on s'en approchait si vite ! Elle se fit la réflexion que la Lune n'était pas grise comme elle l'avait toujours cru, mais d'un blanc immaculé.

            Epuisée par les longues journées d'attente qui avaient précédé cette aventure et par l'accélération violente du boulet, elle gagna la chambre et s'y coucha. Elle était tellement fatiguée qu'elle s'endormit sans avoir mangé.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:31

Une journée supplémentaire... et bien remplie pour ma part, côté boulot. En revanche, je n'ai guère eu le temps d'écrire! J'espère que la suite de la Reine de Cydonia vous a plu, hier. J'ai eu quelques retours positifs en messages privés, mais vous pouvez aussi vous lâcher sur les commentaires, qu'ils soient positifs, critiques ou carrément négatifs!

Je ne pense décemment pas arriver aux 10 000 mots d'ici ce week-end, mais cela ne m'empêche pas de penser au chapitre en cours - et à un nouvel article de presse spécialisée qui vient de m'être commandé. Et c'est de ça que j'aimerai vous parler aujourd'hui.

Réfléchir à ce que je vais écrire lorsque je fais mes courses, quand je me déplace en voiture, lorsque je suis sous la douche ou au moment où je me réveille en pleine nuit, constitue à mon sens un véritable travail préparatoire et participe pleinement du travail d'écriture. A tel point que, au moment où je me retrouve enfin en tête à tête avec mon traitement de texte, je sais exactement ce que je dois écrire et la façon dont je vais agencer mes idées. Parfois même, quelques phrases toutes faites, toutes prêtes, répétées dans la journée dans ma tête, sont alors couchée sur le papier. Ou sur l'écran, plutôt. J'ignore si ce procédé créatif - qui n'est pourtant pas calculé, organisé ou prévu, mais auquel mon cerveau quelque peu dérangé ne peut pas échapper - est familier de nombreux auteurs, mais il en est ainsi pour moi. Je ne me plains pas, puisque cela m'évite de connaître ce que l'on nomme le syndrome de la page blanche. Et en période de challenge littéraire tel que le nano, vous comprendrez que cela n'est pas négligeable! 

A demain pour un nouveau billet!

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:04

Les jours se suivent sans se ressembler.

A part sur un point, au moins: le temps file toujours - de plus en plus,on s'en rend compte en vieillissant - plus vite.

Aujourd'hui, j'ai réussi à trouver le temps de poursuivre l'écriture de mon chapitre en cours, sans aucun mal : les événements que je relate sont très prenants pour moi, en tant qu'auteur, et je sais qu'il sauront tenir en haleine mon lectorat lorsque j'aurai enfin accouché du bébé. Cela peut paraître prétentieux, et pourtant il n'en va pas de même pour tous les passages que je dois écrire... Certains se font dans la douleur, dans le deuil et dans le doute. Là, c'est différent et c'est une bonne chose parce que, en fin de compte, c'est relativement facile. 

Mon compteur de mots frôle la barre des 9000. C'est loin des 26 666 que vise la barre de progression, comme en témoigne le diagramme ci-contre, mais qu'importe... Je n'ai pas la prétention de remporter ce nano, et quand bien même... il reste encore 14 jours.

Je vous l'ai dit hier, je vous propose ce soir de lire la suite de mon conte Steampunk, une adaptation de la Reine des Neiges à la sauce Jules Verne, j'ai nommé "la Reine de Cydonia"! Bonne lecture, en attendant vos commentaires toujours bienvenus!

La Reine de Cydonia

4. Le Gun Club

            Gerda se rendit à l'académie militaire d'astronomie ou elle fut reçue, après un long moment d'attente, par Impey Barbicane, le président du Gun Club lui-même. C'était un bel homme d'une quarantaine d'années, vêtu d'un costume trois-pièces et coiffé d'un chapeau en tuyau de poêle qu'il posa sur l'immense bureau de chêne lorsque la fleuriste entra enfin. Son apparence de rapace était accentuée par ses cheveux aile-de-corbeau et son grand nez aquilin.

            Après qu'elle lui eut raconté toute son histoire, en omettant bien entendu les détails concernant les fleurs et la poupée qui parlent, Monsieur Barbicane lui offrit un verre de whisky. Il but son propre verre cul-sec, puis s'en servit un autre avant de répondre enfin à la jeune femme :

            — Sauf votre respect, Mademoiselle, je pense que vous êtes très affectée par la disparition de notre ami. J'avoue que j'ai du mal à croire à tout ce que vous me dites.

            — Je me fiche de ce que vous croyez, président. Il faut sauver Kay. Je sais que vous envisagiez d'envoyer un boulet de canon sur la Lune avant de comprendre qu'il n'y a rien à faire là-haut.

            — Ma foi, ce que vous dites est exact. Nos plus éminent scientifique sont des vétérans de l'artillerie lourde. Leurs compétences en la matière ne sont pas à mettre en cause : ce sont les meilleurs. Mais, puisque la guerre est terminée, je leur ai soumis le projet un peu fou, je l'admets, d'envoyer un projectile sur l'astre lunaire. Cependant, vous n'êtes pas sans savoir que nos dernières observations ont fait état de la futilité d'une telle entreprise : la Lune est morte. Sa surface est un désert de poussière. Kay ne peut en aucun cas s'y trouver : même si le voyage était rendu possible, personne ne pourrait survivre sur ce caillou ! Envoyer un boulet de canon sur la Lune nous coûterait beaucoup d'argent et ne nous rapporterait rien d'autre que la risée des journaux !

            — Je vous propose de créer un boulet creux. Je prendrai place à bord du projectile. Envoyez-moi sur la Lune ! Comme je vous le disais tout-à-l'heure, je suis persuadée que vos observations sont erronées : les miroirs du télescope que Kay a soi-disant détruit ne vous montraient pas la réalité...

            — Mais vous n'avez aucune preuve de ce que vous avancez, n'est-ce pas ?

            Renfrognée, Gerda dut bien admettre que Barbicane avait raison : elle ne pouvait pas lui prouver ses dires. Kay avait disparu avec la paire de lunettes télescopiques.

            — Rien ne vous oblige à en parler aux journalistes, dans un premier temps. Qu'avez-vous à perdre ? Si vous avez raison, alors je mourrai de faim en arrivant là-bas. Or, sachez que je ne peux pas continuer à vivre sans Kay. En revanche, si vous vous trompez...

            Elle laissa volontairement sa phrase en suspens, pour laisser le président réfléchir à cette éventualité.

            La manoeuvre fonctionna : Barbicane murmura, comme pour lui-même :

            — … alors le Gun Club aura fait la plus grande découverte de l'humanité, et je deviendrais l'homme le plus célèbre de tous les temps.

            Et ainsi, quelques minutes plus tard, Gerda signait le contrat le plus improbable qui ait jamais été écrit.

            Elle allait monter à bord d'un boulet de canon qui serait envoyé sur la Lune.

à suivre...

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:18

L'image ci-contre vous fera peut-être sourire : c'est un portrait de moi-même, à la sauce "écrivain-minion", que je dois au talentueux Guillaume Czakow qui m'a croqué à l'ocassion d'un salon littéraire l'an dernier. J'aime beaucoup cette illustration réalisée sur le pouce, en quelques secondes (je ne me lasserai jamais d'admirer la vitesse d'exécution et la qualité de travail de certains artistes) lors d'un salon littéraire, il y a quelques mois. Je tenais à la partager avec vous.

Nous sommes déjà le 15ème jour du mois. Autrement dit, la moitié de l'échéance du challenge littéraire que constitue le NaNoWriMo vient de sonner. Je me rends compte que la phrase précédente ne veut pas vraiment dire grand chose si on la décortique, mais vous m'avez compris: aujourd'hui, les plus assidus (les plus fous? Les plus inspirés?) des nanoteurs ont déjà écrit 25 000 mots de leur roman. Pour ma part cette année, vous le savez, je multiplie plutôt les projets, cherchant à clôturer un maximum d'entre eux, plutôt que de m'investir dans l'écriture d'un nouveau roman (ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent!). Et comme le temps, lui, vient à manquer en ce moment, eu égard à mes autres vies (celle du père de famille, celle de l'animateur en gérontologie, et j'en passe...) j'ai décidé d'un commun accord avec moi-même (n'y voyez pas un signe de dédoublement de personnalité... Quoi que...) de ne pas chercher à atteindre l'objectif insensé des 50 000 mots. Je peux me targuer d'y être parvenu il y a un an et je chercherai sans aucun doute à réitérer l'exploit l'an prochain, mais pour l'heure je dois avouer que je me suis par trop dispersé à travers mes divers projets littéraires. Or, donc, je profite de l'occasion de ce Nano, millésime 2016, pour écrire un peu plus chaque jour que d'ordinaire, à commencer par cette idée un peu saugrenue de publier quotidiennement un nouveau billet sur ce blog. Mais je ne nourrie pas l'intention de gagner ce Nano. Cette année, il me faut me concentrer sur la tâche ardue de terminer ce que j'ai déjà commencé. 

Alors, concrètement, jetons un coup d'oeil au compteur si vous le voulez bien... 

7 500 mots. C'est (tout) ce que j'ai réussi à pondre en 15 jours. Soit une moyenne de 500 mots pas jour. On est loin des 1666 mots requis quotidiennement pour remporter le challenge, n'est-ce pas? Mais qu'importe. 500 mots par jour, ce n'est pas rien. Surtout lorsqu'on passe du temps à se relire, à se corriger, à modifier, et bien souvent à tronçonner des paragraphes entiers (je ne le dirai jamais assez : écrire, c'est savoir découper). En d'autres termes, 500 mots par jours en privilégiant la qualité plutôt que la quantité, ça compte! C'est du moins mon point de vue. Amis écrivains, je vous invite à réagir à ce sujet, je sais que nous ne travaillons pas tous de la même façon, et votre avis m'intéresse et intéressera sûrement les lecteurs qui suivent ce blog. Amis lecteurs, vos commentaires sont également précieux, n'hésitez pas à partager votre point de vue!

Le chapitre 10 de la Chute des Maspians, roman sur lequel je travaille actuellement à partir d'un conte de Mestr Tom, donnera suite à d'autres chapitres... et je ne sais absolument pas aujourd'hui (une première depuis que j'adapte les récits de Mestr Tom en romans) de combien de chapitres il sera fait au final. Lorsque je l'aurai achevé, j'aurai encore d'autres chantiers en cours à terminer (la suite du Cycle d'Ouroboros intitulée "La Symphonie du Temps", attendue par de nombreux lecteurs ; la finalisation de mon roman post-apocalyptique "... et puis vint le silence" ; et mon recueil de nouvelles de western-fantasy, attendue également par beaucoup d'entre-vous). Si le temps m'en était accordé, j'aimerai venir à bout de tous ces projets avant la fin du mois. Mais, soyons raisonnable, si je veux fignoler correctement tous ces projets, cela me prendra plus de temps que les 15 jours restants... Cela dit, je compte bien avancer le plus possible. Alors, je repars sur mon traitement de textes. Mon chapitre en cours doit s'étoffer ce soir d'une page ou deux!

Je vous donne rendez-vous demain pour partager avec vous la suite de mes pérégrinations créatrices. Avec, peut-être, la suite de mon conte Steampunk "La Reine de Cydonia"...

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:44

Les jours défilent et mon temps consacré à l'écriture s'amenuise, mais je compte bien redresser la barre pour tenter d'atteindre cette année le seuil des 15 000 mots. Je continue de travailler sur l'écriture de la Chute des Maspians, ce qui ne signifie pas forcément que j'avance dans l'écriture du chapitre 10. Il me faut réfléchir, discuter avec mon co-auteur (Mestr Tom, créateur de l'univers d'Orobolan) afin de m'assurer de rester fidèle à ses idées, et composer du mieux que je le peux en fonction de tous les éléments récoltés... tout ça pour écrire une histoire cohérente et qui tienne en haleine le lecteur. Non, ce n'est pas une mince affaire. Et non, je ne me plains pas. Lorsqu'on aime écrire, lorsque c'est une véritable passion - voire un exutoire, et même, allons-y, n'ayons pas peur des gros mots : une thérapie - les limites se muent en simples bornes. 

Je compte bien avancer ce soir sur le chapitre en cours. Parallèlement, je vous concocte une petite surprise pour le mois prochain, avec des e-books et des livres papier à gagner! C'est encore un peu tôt pour développer l'idée ici, mais je tenais à vous mettre l'eau à la bouche...

Alors, à demain pour un mini-bilan à la moitié du nano! D'ici-là n'hésitez pas à laisser un commentaire, j'y répondrai!

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 11:31

Après-midi dominicale consacrée aux jeux de construction avec mon aînée (il m'arrive aussi d'assembler des briques tout seul, je l'avoue...), et tant pis pour l'écriture aujourd'hui. Je travaillerai sur mon chapitre 10 ce soir. 

Comme chaque week-end, la suite des romans à mille mains vient d'être publiée sur wattpad. Entre "Le Talon d'Achille" (Dark Fantasy) auquel je contribue, "Aux Portes de la Mort" (Space Fantasy), "Immortels" (Fantastique) et à présent le tout nouveau "Ragnarök" (Sword and Sorcery), il y en a pour tous les goûts. Si le concept vous plaît, n'hésitez pas à nous le dire en commentaire et à voter, bien sûr... savoir que nous sommes lus et suivis par de plus en plus de lecteurs nous encourage, à nous autres auteurs!

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:14

Très légère session d'écriture aujourd'hui, je tâcherai de faire mieux demain... Mais je ne veux pas vous laisser sans lecture ce soir...

Je vous l'ai promis hier, la voici! La suite de la Reine de Cydonia.

En attendant vos commentaires, je vous souhaite une bonne lecture.

 

 

 

La Reine de Cydonia

3. Des poupées et des fleurs

 

 

            Quelques jours plus tard, Gerda était persuadée que Kay était mort.

            Son fiancé avait disparu juste après lui avoir montré les étranges lunettes qu'il avait fabriquées. Selon les journaux, il n'était jamais arrivé à l'académie. Des passants avaient été témoins de son accident : un carrosse l'avait renversé. D'autres dépositions farfelues prétendaient qu'il était monté dans le véhicule, lequel s'était envolé. Il était difficile pour la jeune femme de croire en de telles balivernes. Les journalistes étaient prêts à raconter n'importe quoi pour remplir leurs feuilles de choux. C'était scandaleux.

            Une cérémonie eut lieu à l'église. Etant donné qu'on n’avait pas retrouvé le corps de Kay, aucun enterrement ne lui permettrait de réellement faire son deuil aussi assista-t-elle à la cérémonie, pleurant sur son sort sans trouver le moindre réconfort.

            Sa boutique resta fermée pendant une semaine.

            Elle habitait juste au-dessus du magasin, et même si elle ne souhaitait pas rencontrer de clients, ni qui que ce soit, pendant la période de deuil qu'elle s'était fixée, il fallait bien s'occuper des fleurs, des plantes, et de ses automates.

            Parmi ceux-ci, elle avait créé une poupée qui prédisait l'avenir. Bien entendu, tout était mécanique et l'automate n'était pas réellement capable de dire ce qui allait arriver. Il suffisait de remonter une petite clé dissimulée sous sa robe pour que la poupée se mette à réciter l'un des nombreux messages qu'elle avait elle-même enregistrés sur plusieurs petits cylindres couverts de papier paraffiné intégrés au corps du jouet. Ainsi, la poupée récitait parfois :

            « Vous rencontrerez le véritable amour ».

            Ou bien :

            « Votre peine disparaîtra pour laisser la place à la joie ».

            Ou encore :

            « Vous ne retrouverez jamais ce que vous cherchez, tant que vous le chercherez ».

            Et ainsi de suite.

            Mais, alors qu'elle brossait les cheveux de l'automate et dépoussiérait sa belle robe tout en pleurant la mort de Kay, Gerda actionna par mégarde la clef et la poupée se mit à parler.

            Quelle ne fut pas sa surprise d'entendre à ce moment-là un enregistrement qu'elle n'avait jamais fait ! L'automate semblait doué de vie :

            « Je ne crois pas qu'il soit mort. »

            Gerda crut qu'elle était en train de rêver. Dans le doute, elle se pinça la joue, et comme elle ne se réveillait pas, décida de tourner encore une fois la clef :

            « Je ne crois pas qu'il soit mort », répéta la poupée d'une voix métallique.

            C'était à n'y rien comprendre. Gerda eut soudain un peu peur de l'automate, le rangea et n'y toucha plus. Elle se réfugia dans l'entretien de ses plantes pour le reste de la journée.

            Après avoir arrosé les fleurs, changé quelques plantes de pots et bouturé un abricotier, elle se sentait toujours troublée par ce que lui avait dit la poupée. S'occuper des végétaux ne parvenait pas à lui changer les idées. Il n'y avait qu'une seule activité qui pourrait capter toute son attention et écarterait définitivement ses noires pensées : la mécanique florale.

            C'était, de loin, sa spécialité. Elle s'était fait une véritable réputation à travers tout le pays en confectionnant des fleurs métalliques. Répliques à l'identique de roses, de lys ou d'orchidées, ces réalisations relevaient du talent d'un orfèvre. Les dames du Grand Monde et leurs riches prétendants traversaient parfois tous les Etats-Unis pour lui acheter l'une de ces merveilles. Car non seulement ces fleurs de métal ne fanaient jamais ni ne demandaient aucun entretien, mais elles étaient également articulées et mobiles. Grâce à de complexes mécanismes d'horloges miniatures, elles réagissaient à la lumière, à la voix ou aux variations de température et s'animaient. Les roses ouvraient leurs pétales le jour et les fermaient la nuit. Les coquelicots de Californie émettaient une douce musique et les tournesols se tournaient systématiquement vers la personne la plus proche.

            Or, tandis qu'elle commençait à se plonger dans la concentration profonde que requérrait la sculpture de nouveaux pétales de roses, oubliant ses tracas, toutes les fleurs de son atelier se mirent en marche simultanément.

            — Que se passe-t-il ? cria-t-elle aussitôt, effrayée.

            — N'aie crainte, Gerda. La voix douce provenait d'un bouquet de roses en cuivre.

            — Mais vous n'êtes pas censées parler ! Vous êtes des fleurs !

            — Nous ne pouvons pas nous taire plus longtemps. Tu as besoin de nous. Tu es triste.

            — Comment est-ce possible ? Suis-je en train de devenir folle ?

            — Tu n'es pas folle. Nous te parlons parce que tu as besoin d'écouter ce que nous avons à dire au sujet de Kay.

            — Savez-vous où il est ? s'inquiéta Gerda. S'il n'est pas mort, comme le prétend la poupée, alors il a disparu !

            — Il n'est pas mort, répondirent les roses. Il n'est pas mort.

            — Je veux bien vous croire, dit Gerda, les larmes aux yeux. Comment puis-je le retrouver ? S'il vous plaît, dites-le moi !

            — Mais si tu pars à sa recherche, qui s'occupera de nous ici ?

            — Je ne vous abandonnerai pas ! Je reviendrai !

            — Ton voyage sera long ! rétorquèrent les fleurs. Nous allons nous sentir bien seules ici !

            — Je vous laisserai mes automates. Ainsi vous pourrez converser comme vous l'entendez, sans que personne ne vous dérange.

            Gerda avait du mal à croire qu'elle prononçait ces mots. Des fleurs artificielles qui parlent, ça n'existe pas !

            — C'est d'accord ! S'exclamèrent les roses. Kay a été enlevé par une dame, qui l'a emmené chez elle.

            — Où habite-t-elle ? Je vous en supplie, dites-le moi !

            — Elle vit dans sa maison. Comme toi.

            — Donnez-moi au moins l'adresse, où le nom de la ville dans laquelle elle habite.

            — Elle n'habite pas dans une ville et n'a pas d'adresse.

            — Cela ne veut rien dire ! Vous racontez n'importe quoi ! S'emporta Gerda, à présent très en colère après les fleurs. Je crois que vous êtes défectueuses. Je devrais vous détruire !

            — Non ! Par pitié, nous t'en supplions, ne fais pas ça ! La voix des roses transpirait la peur.

            — Alors dites-moi ce que vous savez ! Cria Gerda qui s'était déjà emparée d'un maillet et se dirigeait vers les roses d'un pas décidé.

            — Kay est prisonnier chez la Dame de la Lune ! Sur la Lune, à Cydonia, dans la Mer du Froid ! S'écrièrent les fleurs toutes ensemble.

            Et ainsi, Gerda apprit que son fiancé était encore en vie et qu'un long voyage l'attendait pour le ramener à elle.

 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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