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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:18

L'image ci-contre vous fera peut-être sourire : c'est un portrait de moi-même, à la sauce "écrivain-minion", que je dois au talentueux Guillaume Czakow qui m'a croqué à l'ocassion d'un salon littéraire l'an dernier. J'aime beaucoup cette illustration réalisée sur le pouce, en quelques secondes (je ne me lasserai jamais d'admirer la vitesse d'exécution et la qualité de travail de certains artistes) lors d'un salon littéraire, il y a quelques mois. Je tenais à la partager avec vous.

Nous sommes déjà le 15ème jour du mois. Autrement dit, la moitié de l'échéance du challenge littéraire que constitue le NaNoWriMo vient de sonner. Je me rends compte que la phrase précédente ne veut pas vraiment dire grand chose si on la décortique, mais vous m'avez compris: aujourd'hui, les plus assidus (les plus fous? Les plus inspirés?) des nanoteurs ont déjà écrit 25 000 mots de leur roman. Pour ma part cette année, vous le savez, je multiplie plutôt les projets, cherchant à clôturer un maximum d'entre eux, plutôt que de m'investir dans l'écriture d'un nouveau roman (ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent!). Et comme le temps, lui, vient à manquer en ce moment, eu égard à mes autres vies (celle du père de famille, celle de l'animateur en gérontologie, et j'en passe...) j'ai décidé d'un commun accord avec moi-même (n'y voyez pas un signe de dédoublement de personnalité... Quoi que...) de ne pas chercher à atteindre l'objectif insensé des 50 000 mots. Je peux me targuer d'y être parvenu il y a un an et je chercherai sans aucun doute à réitérer l'exploit l'an prochain, mais pour l'heure je dois avouer que je me suis par trop dispersé à travers mes divers projets littéraires. Or, donc, je profite de l'occasion de ce Nano, millésime 2016, pour écrire un peu plus chaque jour que d'ordinaire, à commencer par cette idée un peu saugrenue de publier quotidiennement un nouveau billet sur ce blog. Mais je ne nourrie pas l'intention de gagner ce Nano. Cette année, il me faut me concentrer sur la tâche ardue de terminer ce que j'ai déjà commencé. 

Alors, concrètement, jetons un coup d'oeil au compteur si vous le voulez bien... 

7 500 mots. C'est (tout) ce que j'ai réussi à pondre en 15 jours. Soit une moyenne de 500 mots pas jour. On est loin des 1666 mots requis quotidiennement pour remporter le challenge, n'est-ce pas? Mais qu'importe. 500 mots par jour, ce n'est pas rien. Surtout lorsqu'on passe du temps à se relire, à se corriger, à modifier, et bien souvent à tronçonner des paragraphes entiers (je ne le dirai jamais assez : écrire, c'est savoir découper). En d'autres termes, 500 mots par jours en privilégiant la qualité plutôt que la quantité, ça compte! C'est du moins mon point de vue. Amis écrivains, je vous invite à réagir à ce sujet, je sais que nous ne travaillons pas tous de la même façon, et votre avis m'intéresse et intéressera sûrement les lecteurs qui suivent ce blog. Amis lecteurs, vos commentaires sont également précieux, n'hésitez pas à partager votre point de vue!

Le chapitre 10 de la Chute des Maspians, roman sur lequel je travaille actuellement à partir d'un conte de Mestr Tom, donnera suite à d'autres chapitres... et je ne sais absolument pas aujourd'hui (une première depuis que j'adapte les récits de Mestr Tom en romans) de combien de chapitres il sera fait au final. Lorsque je l'aurai achevé, j'aurai encore d'autres chantiers en cours à terminer (la suite du Cycle d'Ouroboros intitulée "La Symphonie du Temps", attendue par de nombreux lecteurs ; la finalisation de mon roman post-apocalyptique "... et puis vint le silence" ; et mon recueil de nouvelles de western-fantasy, attendue également par beaucoup d'entre-vous). Si le temps m'en était accordé, j'aimerai venir à bout de tous ces projets avant la fin du mois. Mais, soyons raisonnable, si je veux fignoler correctement tous ces projets, cela me prendra plus de temps que les 15 jours restants... Cela dit, je compte bien avancer le plus possible. Alors, je repars sur mon traitement de textes. Mon chapitre en cours doit s'étoffer ce soir d'une page ou deux!

Je vous donne rendez-vous demain pour partager avec vous la suite de mes pérégrinations créatrices. Avec, peut-être, la suite de mon conte Steampunk "La Reine de Cydonia"...

 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:44

Les jours défilent et mon temps consacré à l'écriture s'amenuise, mais je compte bien redresser la barre pour tenter d'atteindre cette année le seuil des 15 000 mots. Je continue de travailler sur l'écriture de la Chute des Maspians, ce qui ne signifie pas forcément que j'avance dans l'écriture du chapitre 10. Il me faut réfléchir, discuter avec mon co-auteur (Mestr Tom, créateur de l'univers d'Orobolan) afin de m'assurer de rester fidèle à ses idées, et composer du mieux que je le peux en fonction de tous les éléments récoltés... tout ça pour écrire une histoire cohérente et qui tienne en haleine le lecteur. Non, ce n'est pas une mince affaire. Et non, je ne me plains pas. Lorsqu'on aime écrire, lorsque c'est une véritable passion - voire un exutoire, et même, allons-y, n'ayons pas peur des gros mots : une thérapie - les limites se muent en simples bornes. 

Je compte bien avancer ce soir sur le chapitre en cours. Parallèlement, je vous concocte une petite surprise pour le mois prochain, avec des e-books et des livres papier à gagner! C'est encore un peu tôt pour développer l'idée ici, mais je tenais à vous mettre l'eau à la bouche...

Alors, à demain pour un mini-bilan à la moitié du nano! D'ici-là n'hésitez pas à laisser un commentaire, j'y répondrai!

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 11:31

Après-midi dominicale consacrée aux jeux de construction avec mon aînée (il m'arrive aussi d'assembler des briques tout seul, je l'avoue...), et tant pis pour l'écriture aujourd'hui. Je travaillerai sur mon chapitre 10 ce soir. 

Comme chaque week-end, la suite des romans à mille mains vient d'être publiée sur wattpad. Entre "Le Talon d'Achille" (Dark Fantasy) auquel je contribue, "Aux Portes de la Mort" (Space Fantasy), "Immortels" (Fantastique) et à présent le tout nouveau "Ragnarök" (Sword and Sorcery), il y en a pour tous les goûts. Si le concept vous plaît, n'hésitez pas à nous le dire en commentaire et à voter, bien sûr... savoir que nous sommes lus et suivis par de plus en plus de lecteurs nous encourage, à nous autres auteurs!

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:14

Très légère session d'écriture aujourd'hui, je tâcherai de faire mieux demain... Mais je ne veux pas vous laisser sans lecture ce soir...

Je vous l'ai promis hier, la voici! La suite de la Reine de Cydonia.

En attendant vos commentaires, je vous souhaite une bonne lecture.

 

 

 

La Reine de Cydonia

3. Des poupées et des fleurs

 

 

            Quelques jours plus tard, Gerda était persuadée que Kay était mort.

            Son fiancé avait disparu juste après lui avoir montré les étranges lunettes qu'il avait fabriquées. Selon les journaux, il n'était jamais arrivé à l'académie. Des passants avaient été témoins de son accident : un carrosse l'avait renversé. D'autres dépositions farfelues prétendaient qu'il était monté dans le véhicule, lequel s'était envolé. Il était difficile pour la jeune femme de croire en de telles balivernes. Les journalistes étaient prêts à raconter n'importe quoi pour remplir leurs feuilles de choux. C'était scandaleux.

            Une cérémonie eut lieu à l'église. Etant donné qu'on n’avait pas retrouvé le corps de Kay, aucun enterrement ne lui permettrait de réellement faire son deuil aussi assista-t-elle à la cérémonie, pleurant sur son sort sans trouver le moindre réconfort.

            Sa boutique resta fermée pendant une semaine.

            Elle habitait juste au-dessus du magasin, et même si elle ne souhaitait pas rencontrer de clients, ni qui que ce soit, pendant la période de deuil qu'elle s'était fixée, il fallait bien s'occuper des fleurs, des plantes, et de ses automates.

            Parmi ceux-ci, elle avait créé une poupée qui prédisait l'avenir. Bien entendu, tout était mécanique et l'automate n'était pas réellement capable de dire ce qui allait arriver. Il suffisait de remonter une petite clé dissimulée sous sa robe pour que la poupée se mette à réciter l'un des nombreux messages qu'elle avait elle-même enregistrés sur plusieurs petits cylindres couverts de papier paraffiné intégrés au corps du jouet. Ainsi, la poupée récitait parfois :

            « Vous rencontrerez le véritable amour ».

            Ou bien :

            « Votre peine disparaîtra pour laisser la place à la joie ».

            Ou encore :

            « Vous ne retrouverez jamais ce que vous cherchez, tant que vous le chercherez ».

            Et ainsi de suite.

            Mais, alors qu'elle brossait les cheveux de l'automate et dépoussiérait sa belle robe tout en pleurant la mort de Kay, Gerda actionna par mégarde la clef et la poupée se mit à parler.

            Quelle ne fut pas sa surprise d'entendre à ce moment-là un enregistrement qu'elle n'avait jamais fait ! L'automate semblait doué de vie :

            « Je ne crois pas qu'il soit mort. »

            Gerda crut qu'elle était en train de rêver. Dans le doute, elle se pinça la joue, et comme elle ne se réveillait pas, décida de tourner encore une fois la clef :

            « Je ne crois pas qu'il soit mort », répéta la poupée d'une voix métallique.

            C'était à n'y rien comprendre. Gerda eut soudain un peu peur de l'automate, le rangea et n'y toucha plus. Elle se réfugia dans l'entretien de ses plantes pour le reste de la journée.

            Après avoir arrosé les fleurs, changé quelques plantes de pots et bouturé un abricotier, elle se sentait toujours troublée par ce que lui avait dit la poupée. S'occuper des végétaux ne parvenait pas à lui changer les idées. Il n'y avait qu'une seule activité qui pourrait capter toute son attention et écarterait définitivement ses noires pensées : la mécanique florale.

            C'était, de loin, sa spécialité. Elle s'était fait une véritable réputation à travers tout le pays en confectionnant des fleurs métalliques. Répliques à l'identique de roses, de lys ou d'orchidées, ces réalisations relevaient du talent d'un orfèvre. Les dames du Grand Monde et leurs riches prétendants traversaient parfois tous les Etats-Unis pour lui acheter l'une de ces merveilles. Car non seulement ces fleurs de métal ne fanaient jamais ni ne demandaient aucun entretien, mais elles étaient également articulées et mobiles. Grâce à de complexes mécanismes d'horloges miniatures, elles réagissaient à la lumière, à la voix ou aux variations de température et s'animaient. Les roses ouvraient leurs pétales le jour et les fermaient la nuit. Les coquelicots de Californie émettaient une douce musique et les tournesols se tournaient systématiquement vers la personne la plus proche.

            Or, tandis qu'elle commençait à se plonger dans la concentration profonde que requérrait la sculpture de nouveaux pétales de roses, oubliant ses tracas, toutes les fleurs de son atelier se mirent en marche simultanément.

            — Que se passe-t-il ? cria-t-elle aussitôt, effrayée.

            — N'aie crainte, Gerda. La voix douce provenait d'un bouquet de roses en cuivre.

            — Mais vous n'êtes pas censées parler ! Vous êtes des fleurs !

            — Nous ne pouvons pas nous taire plus longtemps. Tu as besoin de nous. Tu es triste.

            — Comment est-ce possible ? Suis-je en train de devenir folle ?

            — Tu n'es pas folle. Nous te parlons parce que tu as besoin d'écouter ce que nous avons à dire au sujet de Kay.

            — Savez-vous où il est ? s'inquiéta Gerda. S'il n'est pas mort, comme le prétend la poupée, alors il a disparu !

            — Il n'est pas mort, répondirent les roses. Il n'est pas mort.

            — Je veux bien vous croire, dit Gerda, les larmes aux yeux. Comment puis-je le retrouver ? S'il vous plaît, dites-le moi !

            — Mais si tu pars à sa recherche, qui s'occupera de nous ici ?

            — Je ne vous abandonnerai pas ! Je reviendrai !

            — Ton voyage sera long ! rétorquèrent les fleurs. Nous allons nous sentir bien seules ici !

            — Je vous laisserai mes automates. Ainsi vous pourrez converser comme vous l'entendez, sans que personne ne vous dérange.

            Gerda avait du mal à croire qu'elle prononçait ces mots. Des fleurs artificielles qui parlent, ça n'existe pas !

            — C'est d'accord ! S'exclamèrent les roses. Kay a été enlevé par une dame, qui l'a emmené chez elle.

            — Où habite-t-elle ? Je vous en supplie, dites-le moi !

            — Elle vit dans sa maison. Comme toi.

            — Donnez-moi au moins l'adresse, où le nom de la ville dans laquelle elle habite.

            — Elle n'habite pas dans une ville et n'a pas d'adresse.

            — Cela ne veut rien dire ! Vous racontez n'importe quoi ! S'emporta Gerda, à présent très en colère après les fleurs. Je crois que vous êtes défectueuses. Je devrais vous détruire !

            — Non ! Par pitié, nous t'en supplions, ne fais pas ça ! La voix des roses transpirait la peur.

            — Alors dites-moi ce que vous savez ! Cria Gerda qui s'était déjà emparée d'un maillet et se dirigeait vers les roses d'un pas décidé.

            — Kay est prisonnier chez la Dame de la Lune ! Sur la Lune, à Cydonia, dans la Mer du Froid ! S'écrièrent les fleurs toutes ensemble.

            Et ainsi, Gerda apprit que son fiancé était encore en vie et qu'un long voyage l'attendait pour le ramener à elle.

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 15:09

L'interface du site officiel du NaNoWriMo permet de mesurer de plusieurs façons la progression de chacun. Ci-contre, voici mon total de mots pour ce mois, comptabilisé chaque soir. Intéressant, non? En ce qui me concerne, on voit bien ici à quel point je m'illustre par mon irrégularité quantitative. Point positif - et essentiel pour moi - je me prouve à moi-même qu'en dépit d'une vie professionnelle, d'une vie familiale et de tout un tas de choses qui prennent du temps chaque jour (sans compter les problèmes de santé!), j'arrive quand même à trouver un petit moment pour écrire quotidiennement. Cela faisait tellement longtemps - plusieurs mois - que je n'avais pas écrit de façon si régulière que je n'étais pas sûr il y a quelques jours, que j'y parviendrai.

Aujourd'hui j'ai donc passé la barre des 6000 mots et, victoire, j'ai enfin achevé le premier jet du chapitre 9 de la Chute des Maspians. J'entamerai donc dès demain l'écriture du dixième! Et pour ceux qui suivent les aventures de Kay et Gerda, je vous proposerai, demain également, la suite de mon conte Steampunk "la Reine de Cydonia"!

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 07:44

Je vous rassure, la photo ci-contre n'est pas la mienne! Elle fait partie des illustrations que l'on retrouve sur les réseaux sociaux pendant le nano, et le texte qui l'accompagne est aussi très significatif - à prendre au second degré bien entendu, sauf peut-être pour cette histoire de gâteaux!

5508 mots au 10ème jour du nano : à ce rythme je parviendrai tout de même à atteindre la barre des 15 000 mots à la fin du mois, ce qui n'est pas négligeable compte tenu du temps que je passe à relire et à corriger ce que j'écris.

Le week-end qui s'annonce me permettra peut-être de booster un peu plus ce score. Quoi qu'il en soit j'ai passé quelques heures à corriger la mise en page de "l'Epée" afin de rendre le fichier impeccable. J'espère obtenir les premiers exemplaires papier avant les fêtes de fin d'année, ainsi qu'un nouveau stock de "La Musique des Sphères" pour les dédicaces en librairie que j'envisage dès le début de l'année... mais nous en reparlerons!

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 13:32

Neuvième jour de novembre, neuvième jour de ce NaNoWriMo 2016 donc. Je n'ai pas écrit grand chose aujourd'hui, mais après mon billet d'hier j'ai été pris d'une frénésie créative - inspiration née d'une montée de fièvre, allez savoir - qui m'a valut de continuer l'écriture de "la Chute des Maspians" sur une scène qui, de prime abord, s'avérait compliquée à retranscrire. Je suis plutôt fier du résultat et je vois enfin la fin du chapitre poindre à l'horizon.

Si je n'ai pas trop écrit aujourd'hui - nonobstant, toujours, mon état de santé actuel sur lequel je ne préfère pas digresser - c'est aussi parce que j'ai reçu ce matin l'épreuve papier de "L'Epée", cette nouvelle de fantasy s'inscrivant dans l'univers du Cycle d'Ouroboros et que je tenais tant à publier dans un mini-format, à part. En attendant, peut-être, la publication prochaine d'un recueil de nouvelles du même acabit (j'y pense...). Le produit, sorti des forges de Createspace, est très satisfaisant, mais j'ai été sage de patienter encore un peu avant de le sortir à grand tirage et de tester le produit sur cette épreuve : il se trouve que quelques réajustements s'imposent. Rien de très grave, mais je suis quand même, avouons-le, perfectionniste sur mes écrits, et très pointilleux notamment sur la mise en page avant de proposer mes créations à la vente. Bref, il me faut retailler la couverture et procéder à quelques retouches de mise en page. J'ai commencer à m'y atteler aujourd'hui, souhaitant proposer "L'Epée" à la vente, au format papier, avant la fin du mois.

Selon mon état de fatigue, j'espère avancer considérablement demain sur l'avancée du chapitre 9 de la Chute de Maspians, voire à l'achever enfin... et pourquoi pas commencer l'écriture du chapitre 10! 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:33

Quelques briques assemblées encore aujourd'hui, mais le pan du mur du chapitre en cours n'est toujours pas érigé. Je continue d'écrire un peu ce soir... mais je ne m'attarderai pas en digressions. Comme je vous l'ai promis hier, voici la deuxième partie de mon conte steampunk "La Reine de Cydonia".

 

 

En attendant vos commentaires, bonne lecture!

 

 

La Reine de Cydonia

2. Un scientifique et une fleuriste

 

           La fiancée de Kay s'appelait Gerda. Elle était fleuriste et travaillait dans une toute petite échoppe du centre-ville de Baltimore. Elle y vendait des fleurs naturelles, bien sûr, mais aussi des fleurs artificielles, sculptées délicatement dans différents matériaux, ainsi que des épices exotiques et des poupées mécaniques, des automates qu'elle fabriquait elle-même, car elle était aussi bricoleuse que son amoureux.

            Un jour, celui-ci vint la rejoindre à la boutique et, puisqu'il n'y avait pas de clients et qu'ils étaient seuls, il lui montra la paire de lunettes.

            — Je ne comprends pas, lui dit-elle. Ce sont des lunettes. Bien sûr, on dirait des lunettes d'aviateur, mais je ne vois pas ce qu'elles ont de si particulier.

            — Les verres sont des fragments de miroirs du grand télescope.

            — Celui que tu as cassé, et pour lequel tu as perdu ton travail ?

            Le ton de la jeune fleuriste était plein de remontrance. Gerda avait l'air très en colère ; elle détestait que Kay lui fasse perdre du temps ainsi : il n'y avait vraiment pas de quoi être fier d'avoir été licencié de l'académie !

            — Mets-les, tu verras...

            Elle acquiesça à contrecoeur et, un instant plus tard, les lunettes reposaient sur son petit nez.

            Elle s'exclama aussitôt, horrifiée :

            — Mes fleurs ! Toutes fanées !

            Car ce qu'elle voyait à travers les verres ensorcelés étaient l'avenir des plantes dont elle s'occupait, et qui finiraient bien par être victime du temps qui passe.

            Gerda tourna alors la tête vers Kay et découvrit que le jeune homme avait disparu. Un tas d'ossements gisait au sol. Comprenant qu'il s'agissait de son bien-aimé, la fleuriste se mit à hurler et tomba en pâmoison.

            Kay la réveilla doucement, lui apporta un verre d'eau et prit soin de ranger les lunettes : il regrettait d'avoir fait peur à la jeune femme mais il avait besoin de partager sa découverte avec quelqu'un, et elle seule lui prêtait encore attention depuis qu'il ne travaillait plus.

            — Ces lunettes dévoilent le futur, Gerda. Ce que tu as vu, c'est l'avenir des fleurs. Ce n'est pas la réalité. Ce n'est pas aujourd'hui, tu comprends ?

            La fleuriste comprenait. Mais, très troublée par la vision qu'elle avait eu de Kay, réduit à l'état de squelette, elle fondit en larmes :

            — Je ne permettrai pas qu'il t'arrive du mal, Kay. Je me battrais s'il le faut, pour toi.

            Cela fit sourire Kay, car c'était bien connu, les dames ne se battaient pas !

            — Ce que je ne comprends pas, lui expliqua-t-il enfin, c'est que nous utilisions ces miroirs dans le télescope... Cela signifie que tout ce que nous observions à travers lui n'était qu'une image de l'avenir...

            Il avait compris que l'image que l'appareil lui avait donnée de la Lune était erronée. Ainsi, tous les scientifiques du Gun Club étaient-ils persuadés que l'astre était vide, mort, et couvert de poussière.

            — On a voulu nous faire croire qu'il n'y a rien là-haut, mais c'est faux ! s'exclama-t-il. Je dois le dire aux autres scientifiques !

            Et Kay, après avoir embrassé sa bien-aimée, disparut en un éclair dans les rues de la ville.

 

* * *

            Kay courut à perdre haleine, bousculant les passants en bredouillant des excuses confuses, ne prêtant nulle attention aux chevaux et aux véhicules à vapeur qui circulaient le long des avenues.

            Il était presque arrivé à l'académie militaire d'astronomie lorsqu'un carrosse de métal peint en blanc, tiré par deux chevaux mécaniques, déboula à grande vitesse et le percuta de plein fouet.

            Le jeune homme se releva une dizaine de mètres plus loin, à moitié sonné. Par miracle il n'avait rien de cassé, et sa main droite était toujours serrée sur la paire de lunettes télescopiques.

            En colère, il s'approcha du carrosse et héla son conducteur, qui était vêtu d'un grand manteau de fourrure immaculé et dont les yeux étaient comme deux étoiles dans les ombres de sa capuche. :

            — Eh ! Vous, là ! Ça ne va pas, non ? Vous auriez pu me tuer !

            Alors son interlocuteur abaissa la capuche de son manteau et il vit qu'il s'agissait d'une femme à la peau blanche, aux cheveux blancs et aux yeux bleu glace. Son front était ceint d'un diadème d'argent et ses doigts ornés de bagues scintillantes. Elle était magnifique : c'était sans doute la plus belle dame que Kay ait jamais contemplée.

            — Je vous prie de me pardonner, lui répondit-elle humblement d'une voix claire comme du cristal. Je ne vous avais pas vue. Où alliez-vous, si vite ?

            — Je me rends au Gun Club pour affaire urgente.

            — En ce cas, pour me faire pardonner et pour compenser le désagrément, je vous propose de vous y accompagner. Montez donc, s'il vous plaît !

            Kay hésita une seconde ou deux, puis se dit que, finalement, il arriverait plus vite à l'académie en se faisant déposer par la belle.

            Mais dès qu'il se fut installé dans l'habitacle luxueux du carrosse la conductrice actionna un levier et, soudain, deux ailes de métal se déployèrent sur le dos de chaque cheval mécanique.

            Un instant plus tard le véhicule s'envolait dans les airs !

            Le jeune homme écarquilla les yeux de surprise puis de peur. Il cria à l'adresse de la femme :

            — Redescendez-moi tout de suite ! Je préfère y aller à pieds !

            — Il est trop tard, mon ami. Je te conseille de t'accrocher, ça risque de secouer un peu !

            Et elle éclata d'un rire pareil au bruit d'un miroir que l'on brise...

            Kay, mortifié, s'agrippa tant bien que mal à son siège et se risqua à jeter un coup d'oeil par la fenêtre.

            Ce qu'il découvrit alors le terrifia encore plus, si c'était possible : le carrosse survolait la ville à une vitesse vertigineuse. Il plana ensuite au-dessus d'une forêt, de plus en plus haut, et poursuivit sa course ascensionnelle au-dessus de l'océan.

            Kay comprit qu'il venait d'être enlevé.

            Comme l'air devenait de plus en plus froid, il ferma la fenêtre et se roula en boule sur la banquette.

            Le carrosse mit le cap sur la Lune.

à suivre...

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Published by Richard Mesplède
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:08

Ironie du sort, il faut que ce soit précisément cette année, alors que j'ai décidé de publier un article chaque jour pendant toute la durée du NaNoWriMo, que ma santé me fait faux bond. Je ne vous connais pas tous (j'ai seulement quelques noms parmi ceux qui se sont inscrits à la newsletter des Parchemins Numériques) mais vous qui venez traîner vos guêtres sur ce blog depuis une semaine allez finir par penser que je suis le plus souffreteux des auteurs! Il n'en est rien, je vous rassure! Quoi qu'il en soit, cette journée de travail (quand je parle de "travail", j'évoque mon activité salariée et non l'écriture) s'est achevée par un retour à la maison dans un état bien fiévreux. Je profite d'une petite accalmie, entre deux montées de température, pour écrire ces lignes : je tiens à remplir mon contrat!

J'ai donc très peu écrit aujourd'hui. Un coup d'oeil à mes scores et je découvre que j'en suis à 3800 mots environ (contre les 11 666 que tout bon nanoteur régulier - et frénétique! - a déjà atteint en ce moment). Pour une semaine, ce n'est pas énorme, loin de là : moins de 600 mots par jour en moyenne, ce qui représente dans mon cas deux pages sur word. Qu'importe, j'écris chaque jour et mon roman en cours avance peu à peu. J'espère pouvoir vous annoncer que je suis venu à bout du chapitre 9 demain. Pour l'heure, il est temps pour moi de me reposer, et de rêver peut-être que j'écris!

Demain, si vous le voulez bien, je vous offrirais la suite de la Reine de Cydonia...

En attendant, portez-vous bien!

 

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Published by Richard Mesplède - dans NaNoWriMo
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 17:37

Une journée de convalescence entrecoupée de quelques petits moments d'écriture...

Le dernier opus d'Orobolan sur lequel je travaille actuellement est sans nul doute celui qui m'aura le plus pris de temps et donné de difficultés. Pourtant, je continue de mettre par écrit les histoires de mon comparse Mestr Tom de la même façon depuis Sourtha. Transformer un conte - dont certains passages tiennent plus du synopsis peu détaillé (afin de permettre à l'oral quelques improvisations) - n'est pas un exercice si facile qu'il y paraît, mais j'ai beaucoup appris en m'attachant à respecter les idées et la trame de récits qui ne sont pas les miens. Sourtha se déroulait avant l'avènement des dieux que l'on retrouve dans les autres romans de la série, dans une atmosphère antique teintée de fantasy. J'étais encore plus dans mon élément en écrivant l'action des Terres Promises puisqu'il s'agissait d'un "vrai" roman de fantasy (comprenez : du médiéval fantastique). L'Epopée du Chien à Trois Pattes, lui, s'apparentait plus à de la parodie de jeu de rôle, ce qui m'a beaucoup amusé. Pour "La Chute des Maspians", puisque tel est le titre de ce quatrième roman d'Orobolan sur lequel je planche en ce moment, c'est différent. L'univers est le même, la magie et le fantastique sont toujours présents, mais l'époque, elle, est cette fois-ci très contemporaine. Ce mélange des genres est très intéressant à aborder, mais très difficile aussi. Car, même si la trame du récit est déjà "prémâchée" par Mestr Tom, j'essaye de retranscrire du mieux que je le peux cette ambiance particulière, notamment avec une recherche de vocabulaire approprié, dans le but de donner une sorte d'identité à l'histoire. Et puis il y a une sorte de pression qui s'est installée en moi : sachant qu'il s'agira de l'ultime roman de la saga (qui en comptera au total 9 volumes écrits par différents auteurs), je veux m'appliquer à en faire une vrai conclusion... 

Petit cadeau du jour, je vous propose de découvrir la couverture de ce roman, (signée Maxime Bigras) qui ne sortira qu'au début 2017 à mon avis - même si je réussi à en boucler le premier jet lors de ce nano, ce que j'espère et vais tâcher de viser!

Je vous donne rendez-vous demain, fin de la première semaine du nano, pour un nouvel article. En attendant, je retourne à mon chapitre!

 

 

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Published by Richard Mesplède
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