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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:09

Cela fait environ quinze jours que j'ai terminé de lire Wake the Dead. Le temps de digérer ce roman, dévoré en quelques heures parcimonieusement réparties dans mon emploi du temps chargé - et parce que j'aime faire durer le plaisir - et en voici mes impressions!

En plus d'être un personnage sympathique, Frédéric Czilinder est incontestablement un talentueux auteur. Je l'avais déjà interviewé en 2014 (lien vers cette interview) et chroniqué son roman "l'Héritage des Ténèbres" en 2015 (lien vers cette chronique) et j'étais très confiant en entamant la lecture de "Wake the Dead". Loin de me douter que cette sombre histoire de survival horror me séduirait autant.

"Wake the Dead", c'est donc une histoire contemporaine de zombies tout ce qu'il y a de plus classique. L'histoire se déroule dans une petite ville du Massachusetts dans laquelle tous les habitants se connaissent plus ou moins. L'installation d'une fête foraine, à l'occasion d'Halloween, ajoute une dimension un peu troublante au théâtre morbide offert par l'auteur. L'action s'étale sur quelques heures, durant cette longue nuit de la fête des morts...

"Wake the Dead", c'est surtout le nom d'un groupe de musique, une bande de jeunes de cette bourgade nommée Deep Harbor, et dont les membres constituent quelques-uns des protagonistes principaux, du moins au début du roman; vous vous doutez bien qu'avec ce genre d'histoire, les rangs des personnages s'éclaircissent plutôt vite!

Alors, donc, il s'agit d'une histoire de zombies. Du déjà vu. Du classique, oserais-je ajouter, grand fan que je suis de ce genre de drames horrifiques depuis plusieurs décennies. Dans le fond, rien de novateur : un roman de plus traitant d'un thème dont les sentiers sont déjà battus depuis longtemps.

Et pourtant... Et pourtant, Frédéric Czilinder parvient à balayer ce sentiment de déjà-vu dès les premières pages, plongeant le lecteur dans un enchaînement effréné de situations terriblement angoissantes. On ne peut pas faire autrement que s'attacher, s'identifier ou prendre simplement en considération (en pitié, parfois) l'un ou l'autre des personnages, nombreux (là encore, au début du livre...) à la manière d'un bon Stephen King. C'est diablement prenant, et l'auteur semble prendre un malin plaisir à nous faire papillonner d'un personnage à un autre, d'une situation à une autre... Pour ma part j'ai particulièrement apprécié l'originalité des situations proposées : avec tout ce qui a déjà été écrit, réalisé au cinéma ou dans les séries, en la matière, il faut une sacrée dose d'imagination pour renouveler l'angoisse dispensée par ce genre d'histoire et Frédéric Czilinder y parvient à merveille. Je vous l'ai dit, je trouve l'auteur sympathique... Mais je ne suis pas sûr de vouloir passer un quart d'heure dans sa tête si la possibilité m'en était offerte!

Trêve de plaisanterie, Wake the Dead se joue de tous ses précurseurs (et donc de toutes ses sources d'inspiration, magnifiquement mises en valeur, parfois de façon tellement directes qu'elles en deviennent humoristiques pour le connaisseur). Littérature d'horreur (Stephen King bien sûr, comme déjà évoqué, tant sur le fond que sur la forme ; H.P. Lovecraft, avec tout un tas de références savamment distillées, pour ne citer que ceux-là), films et séries diverses (je pense à "Buffy"), musique, jeux vidéos (Silent Hill et Résident Evil bien sûr)... Tout y passe! Au final, Wake the Dead est un vibrant hommage à toute la culture geek des histoires horrifiques et, en même temps, une histoire prenante qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne. Bref, un régal. 

Seuls bémols : d'abord, l'histoire est trop courte. J'aurais apprécié qu'elle soit plus développée... Mais j'ai cru comprendre qu'une suite était d'ores et déjà en chantier. J'ai hâte de la découvrir, en attendant une adaptation cinématographique. Wake the Dead mérite au moins ça! Ensuite, je pense que le roman aurait mérité une carte de Deep Harbor afin de faciliter au lecteur la localisation et le chemin emprunté par chaque protagoniste. 

Pour vous procurer cet excellent roman (300 pages aux éditions Armada), cliquez sur sa couverture ci-dessus.

 

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Published by Richard Mesplède - dans Chroniques
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 09:27

Je viens de terminer la lecture de "la Captive des Hommes de Bronze" de Valérie Simon. 

Quelle claque!

Ce n'est pas nouveau, j'apprécie énormément la plume de l'auteur, Valérie Simon que j'ai d'ailleurs déjà interviewé il y a quelques temps déjà et dont j'ai chroniqué le recueil de nouvelles "coeurs à corps".

Mais j'ai beau me dire que si j'ai acquis "la Captive des Hommes de Bronze" pour l'intégrer à ma PAL (pile à lire), c'est parce qu'il s'agissait sans aucun doute d'une valeur sûre, j'étais loin de me douter de ce que j'allais découvrir.

Dès les premières lignes, on est pris à la gorge par les mésaventures du jeune héros. Père de famille, et encore enfant, quelque part, dans ma tête, je me suis très vite identifié au protagoniste principal. C'est sans doute aussi dû à la plume maligne de Valérie Simon, qui immerge le lecteur dans son histoire en déployant d'ingénieux procédés littéraires et une facilité déconcertante à décrire un univers fictif à travers les yeux d'un personnage à tel point qu'on en vient très vite à le vivre. Oui, quand je parle d'immersion, ce n'est pas de façon édulcorée.

Alors, c'est bien beau, tout ça, mais "la Captive des Hommes de Bronze", c'est quoi?

Il s'agit du premier tome d'une saga - que j'espère longue! - intitulée "Mysteria". Mysteria étant le nom de la planète sur laquelle prend place une très grande partie de l'histoire. La Captive des Hommes de Bronze est un roman de Science-fiction, mais c'est également une histoire de voyage, de quête initiatique, d'enquête policière, voire de fantasy (je pense à la carte, à la fois magnifique et très utile, que l'on trouve en début du livre... comme dans les romans de fantasy). Je suis un grand lecteur de littérature fantastique, sous toutes ses formes, mais j'aurais le plus grand mal, si j'étais libraire ou bibliothécaire, à classer ce roman dans tel ou tel rayonnage. Mais ne chipotons pas: l'action de ce roman s'inscrit dans notre futur, et en majeure partie sur une planète lointaine. On est bien dans de la SF. 

Je me rend compte que continuer d'en parler constitue un risque: celui de dévoiler quelque chose d'essentiel. Et comme je ne veux pas spoiler, voici le texte que vous pourrez découvrir en 4ème de couv':

Jim et Jessica sont les seuls survivants du massacre qui a coûté la vie à leurs parents, des pionniers ayant bâti une ferme sur la planète Mysteria. Kidnappés par des guerriers à la peau couleur de bronze, les De-Shirs, ils sont emmenés vers les lointaines montagnes du Sardan. Jim parvient à s'échapper mais est contraint d'abandonner sa petite soeur, âgée de trois ans. Des années plus tard, Jim est devenu médecin sur Terre. 
Persuadé que Jessica est toujours en vie, il revient sur Mysteria pour tenter de la retrouver. Il apprend que Jessica est devenue De-Shir. Une ennemie des hommes. Mysteria est un monde de prédateurs où les plantes carnivores sont douées d'intelligence et où les tempêtes font des ravages. La colonie d'humains qui s'y est installée – des repris de justice – n'obéit à nulle règle ; la violence y est loi. 
Pour Jim, le chemin menant à Jessica s'annonce semé d'embûches... Et l'ennemi est-il celui qu'il croit ?

J'en avais parlé dans ma chronique de "Coeurs à Corps", Valérie Simon est une amoureuse de la nature. Elle en connaît un rayon sur les espèces animales et végétales. Elle est passionnée. Et ça se voit. Et ça se lit. A tel point que lorsqu'elle nous décrit les paysages de Mysteria, on a l'impression de découvrir un monde déjà connu, à la fois terrible mais familier, cauchemardesque mais crédible. Rien de ce qu'elle invente ne semble tiré par les cheveux, tout semble se tenir à travers un écosystème, une biosphère totalement pensée. Les contrées traversées par les personnages, les embûches auxquelles ils doivent faire face - les prédateurs de la faune et de la flore mais aussi les éléments, avec ces fameuses tempêtes de vent dévastatrices - rendent le récit palpitant. 

Mais, plus que tout, c'est le côté humain qui donne à ce roman son cachet particulier. L'amour d'un frère pour sa soeur, le sens de la vie, le sacrifice, la fragilité de l'existence, la peur de la mort, tous ces thèmes sont abordés dans le récit... et croyez-moi, cela donne à réfléchir! 

Je me suis beaucoup attaché au personnage principal, dès les premières lignes. Difficile de lâcher ce roman, en fin de compte, mais en se disant qu'il s'agit d'un premier tome et que le deuxième n'est pas encore paru, on se doute qu'on restera sur sa faim. J'ai beau avoir fait durer le plaisir, cela a finalement été le cas. Bonne et mauvaise surprise en même temps. Vivement la suite.

Dans sa construction, dans sa forme, "la Captive des Hommes de Bronze" ressemble - et cela n'est pas sans me plaire - à une série télévisée. Chaque chapitre s'inscrit dans le récit comme un épisode à part entière avec un titre, une thématique particulière et, bien sûr, un satané clifhanger. Vous savez, quand vous vous apprêtez à aller vous coucher, et que vous vous dites "je vais lire juste un chapitre et j'éteins la lumière", mais que c'est juste impossible parce qu'à la fin de chaque chapitre c'est tout simplement impossible d'en rester là...

"La Captive des Hommes de Bronze", à mon sens, mériterait vraiment d'être adapté sous forme de série télévisée, à la manière de "Games of Throne" ou "The Walking Dead". Avec les moyens d'"Avatar" de Cameron, auquel le roman m'a fait penser - de part la richesse de la faune et de la flore, une fois encore, d'un monde extra-terrestre.

Pour terminer, j'ai envie de changer de langage. La langue De-Shir n'est pas facile à prononcer, mais je pense en avoir cerné la structure linguistique:

"Niaez na uazvire lea moeeea le txopze le Ranexie Aieop!"

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Published by Richard Mesplède - dans Chroniques
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 21:11

Ma nouvelle "l'Epée" fait l'objet d'une petite chronique sur le blog de Frédéric Gobillot, confrère auteur. Je vous invite à la découvrir en cliquant ici

Et pour vous procurer l'Epée, il vous suffit de cliquer sur l'illustration de couv' ci-contre.

Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventure!

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Published by Richard Mesplède - dans Chroniques
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